"Le Thé ou l’Électricité" est l’histoire de l’arrivée de l’électricité dans un village isolé et enclavé au cœur du Haut Atlas marocain. Durant plus de trois années, saison après saison, le réalisateur dévoile patiemment les contours de la toile qui se refermera inexorablement sur les habitants d’Ifri. Sous nos yeux se dessine l'image d’une modernité impitoyable à laquelle le petit village va être relié.
Ce film vient d'obtenir le Grand Prix et le Prix du public du 4ème FIDADOC à Agadir. Il a été également sélectionné au Festival Visions du Réel à Nyon et à Docville en Belgique.
Céline Dréan, réalisatrice de documentaires dont notamment "Le Veilleur" qui a obtenu une Étoile de la Scam en 2011, propose aujourd'hui un webdocumentaire consacré à la Casbah d'Alger.
La Casbah d’Alger porte dans ses murs autant l’histoire du pays que les problématiques urbaines de l’Algérie moderne. Symbolique de l’identité algérienne, elle se meurt peu à peu entre une rénovation complexe et une urgence sociale criante. La Casbah ne se livre pas d’emblée. Mais au cœur de ses ruelles se racontent des histoires. Derrière ses murs épais, elle cherche son avenir, entre une mémoire vivante et des rêves esquissés.
Le film est essentiellement réalisé à partir de photos de Robert Doisneau. Plus de 700 clichés sont réunis en séquences très cinématographiques et peignent le tableau d'un Paris et d'une France aujourd'hui bien éloignée de nous. Musiques, sons et environnement sonore d'époque habillent ces images. La voix de Doisneau intervient comme il photographie, avec chaleur, justesse et à propos.
Matière composite et trajectoires entremêlées. Histoires fragmentaires, réelles ou imaginées, de trois personnages ayant vécu et travaillé dans un ancien quartier populaire et industriel de Lyon. Evocation de trois temps historiques de ce lieu. Celui du travail et de la lutte, celui de l'utilisation de cet espace vacant une fois l'usine fermée, puis celui de sa démolition et de sa future reconstruction.
Ce film est une chronique de la
préparation d’un concert du Chicago Art Ensemble. Réalisé par Werner
Penzel et Nicolas Humbert, il nous fait pénétrer au cœur de la musique,
dans le studio. Pendant cette période magique que sont les répétitions,
les réalisateurs ont su saisir les instants de grâce comme les moments
d’ennui et de vide.
Conversation avec Alain Cavalier
Du 26 avril au 9 mai 2012, à la Cinémathèque française
"C'est à une
rétrospective complète, incluant les nombreux et réguliers petits "bonus" qu'il tourne au jour le jour, tels des petites surprises
réalisées au gré de son inspiration ou de ses rencontres, donc une
rétrospective complète de l'œuvre de Alain Cavalier qu'est convié le public de
La Cinémathèque. Plutôt que "rétrospective", le cinéaste a souhaité
présenter cette programmation sous la forme d'une conversation. Au sens
littéral du terme : Alain Cavalier n'a accepté cet hommage qu'à la
condition d'être présent chaque jour pour converser avec le public. Être là, à
côté de ses films, pour veiller sur eux. À moins que ce ne soit
l'inverse : eux qui veillent sur lui." Cinémathèque française
Les Dimanches de Varan - Carte blanche à Marie-Pierre Duhamel Muller
Du 29 avril au 20 mai 2012, aux Ateliers Varan
#1# Parler sa (une) langue au (de) cinéma avec Marie-Pierre Duhamel Muller.
Programmatrice et curatrice, critique, auteure et traductrice… accompagnée de son choix d’extraits de films et de courts métrages.
"Dialogue écrit ou improvisé, paroles arrachées ou offertes, textes lus ou dits… depuis les années 30, le cinéma enregistre une langue (et parfois plusieurs) dès lors qu’il enregistre une parole. Écoutons les langues (leurs variations et leur jeu) que parlent les films, fictions et documentaires, au fil de l’histoire du cinéma, de ses évolutions technologiques, de ses systèmes de distribution, et pourquoi pas de ses modes. Prenons plaisir aux ressources que certains cinéastes puisent dans le foisonnement des expressions, dans les modulations, les registres et régimes des langues. Et nous verrons sans doute se tendre les "pièges de Babel" que défient le langage du cinéma." Marie-Pierre Duhamel Muller
"Réalisée en 1977, remontée en 1998, cette saga de la gauche vue par Chris Marker résonne dans les décennies qui suivent mai 68. Les années Mitterrand, les années sida... L’actualité d’une œuvre aujourd’hui encore mise en jeu. En trois heures et deux volets, Chris Marker retrace dix années d'histoire de la gauche, des révoltes aux exercices de l’Etat. Un magistral montage d’archives qui utilise les images de témoins "dont le travail s'oppose sans cesse à celui des pouvoirs, qui nous voudraient sans mémoire". Cette mémoire est celle des utopies et de leur fin, de la fin de siècle des idéologies. La chronique lyrique et mélancolique d’un échec qui pèse sur le monde contemporain. Le fond de l’air est grave, comme le dit aujourd’hui Marker." Annick Peigné-Giuly, Présidente de Documentaire sur Grand Écran
"J’ai voulu construire ce dialogue enfin possible entre toutes ces voix que seule l’illusion lyrique de 68 avait fait se rencontrer un court moment. Le montage restitue à l’histoire sa polyphonie. Chaque pas de ce dialogue imaginaire vise à créer une troisième voix produite par la rencontre des deux premières. Après tout, c’est peut-être bien ça la dialectique ?" Chris Marker
Peut-on transcrire sa complexité dans un récit documentaire ?
Comment raconter ses histoires ?
Seize débats menés par des cinéastes autour de leurs films, augmentés de quatre contributions, montrent comment les documentaristes s’emparent de la question du temps.