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Maskoon
Haunted
© Heinrich Boell Stiftung
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Liwaa Yazji

IMAGE

Mohamad Abdalla, Joude Gorani, Talal Khoury, Liwaa Yazji

SON

Rana Eid

MONTAGE

Carine Doumit

MUSIQUE ORIGINALE

Kinan Abou Afach

PRODUCTION / DIFFUSION

Heinrich Böll Stiftung / Heinrich Böll Foundation

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Heinrich Böll Stiftung / Heinrich Böll Foundation, mecfilm

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Syrie, Allemagne | 2014 | 113 minutes
  • Un film de Liwaa Yazji

Syrie. Parmi les dévastations de la guerre, il y a aussi ceci, plus discret, néanmoins vital : l'exil. Partir, rester ? Question à laquelle s'attèle Liwaa Jazji. Le lieu de ce déchirement de soi à soi sera la maison comme espace physique, comme lieu de la mémoire des gestes et des corps, comme réceptacle de nos objets familiers. A la question où aller, suit celle-ci : que laisse-t-on derrière soi ? Un ancrage, qui passe par une vie matérielle que l'on habite. Pour l'un ce seront 50 années qui se sont effondrées avec cette maison qu'il avait construite pas à pas, aménagée, où toute une vie s'était installée, réfugié désormais, ironie cruelle, dans des ruines anciennes. Pour ce couple, images spectrales via skype, on suit les doutes alors que l'échéance du départ s'approche, entre l'abolue nécessité de partir et le désir de rester. Puis cet homme dont on parcourt l'appartement, non résolu à partir, mais dont toutes les affaires sont prêtes, toujours prêt à partir, mais qui reste. Ou cet autre dont la terre d'exil sera le Golan, chez l'ennemi de toujours. De l'un à l'autre, depuis Beyrouth, des camps au Liban ou depuis Damas, ce seront autant de destins d'anonymes, ballottés par les grands mouvements de l'Histoire, leur perte d'un monde familier, de bien plus aussi. De fantômes qui hantent autant les villes désormais désertées que ceux qui sont acculés à tout quitter. (Nicolas Feodoroff, FID Marseille 2014)

Syria. Among the ravages of war, there is also this more discreet yet vital phenomenon: exile. Leave, stay? A question Liwaa Jazji tackles. The place of this tearing apart of the self to the self will be the house as a physical space, as a place of memory of gestures and bodies, as the receptacle of our familiar objects. To the question “to go where?” follows this one: what do we leave behind? An anchorage, constructed along a material life we live in. For one man, it will be 50 years that collapsed with this house he had built step by step and arranged, where a whole life had settled, now a refugee in —a cruel irony—ancient ruins. For this couple, ghostly images through Skype, we follow their doubts while the final moment for departure gets closer, between the absolute necessity of leaving and the desire to stay. Then this man whose flat we explore, not determined to leave, although all his things are packed, always ready to leave, but staying. Or this other man whose land of exile will be the Golan, his lifelong enemy’s land. From one to the other, from Beirut, camps in Lebanon or Damas, those are so many destinies of anonymous people shifted around by the great movements of History, their loss of a familiar world and of much more too. Destinies of ghosts haunting as much the now abandoned cities as those who have no choice but to leave everything. (Nicolas Feodoroff, FID Marseille 2014)

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