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Lettre à Théo
Letter to Theo
© Iota Production / Blonde
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Élodie Lélu

IMAGE

Tristan Galand

SON

Félix Brume, Bruno Schweiguth

MONTAGE

Philippe Boucq

MUSIQUE ORIGINALE

Eleni Karaindrou

PRODUCTION / DIFFUSION

Iota Production, Blonde, WIP - Wallonie Image Production

PARTICIPATION

CCA, Shelter Prod

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Iota Production

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Le cinéaste Théo Angelopoulos meurt le 24 janvier 2012, renversé par une moto, sur le plateau de tournage de son dernier film. Il était entouré de son équipe dont je faisais partie. Dans ce film inachevé, il racontait les destins des victimes de la crise grecque. Ironie du sort, les ambulanciers censés le secourir sont tombés en panne, les restrictions budgétaires ne leur permettant plus d’entretenir leurs véhicules. C’est la crise elle-même qui a tué Théo. Dans une lettre filmée que je lui adresse, je retourne en Grèce. Et la liste des victimes de la crise n’a cessé de s’allonger, cette misère répondant à une autre que Théo avait senti venir : celle de l’arrivée massive de réfugiés qui se retrouvent piégés en Grèce avec la fermeture des frontières. Pourtant, une résistance citoyenne s’organise chaque jour pour faire sortir de l’ombre ceux qui sont aujourd’hui menacés d’effacement. 

The Greek director Theodoros Angelopoulos died in January 2012 while shooting his last film. In Letter to Theo, Élodie Lélu, a close collaborator and friend of Angelopoulos, remembers his work, interweaving the Greece that the 76-year-old man knew at the time of his death with present-day Greece. Lélu’s film tells of both crises, the “Greek crisis” and the “refugee crisis”, interlacing them and letting Angelopoulos, that “filmmaker of migration”, speak, without abusing his words for her own visual piece.
Her thoughts rise and fall like waves, excerpts from the Greek director’s films are mixed with documentary footage by the Frenchwoman Lélu, who recognises strong reflections of Angelopoulos’s visions in the here and now. She says the director was a victim of the crisis – a melancholiac disappointed by the world. But in this renewed world of all things, where a multinational football team practices right next to the headquarters of the neo-Nazi Golden Dawn party, Lélu believes she recognises elements that might have made the much-admired artist believe in politics again. (Carolin Weidner)

Distinctions