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Loulou
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Nathan Hofstetter

PRODUCTION / DIFFUSION

Box Productions, SRG SSR

PARTICIPATION

Office fédéral de la culture suisse

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Box Productions

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

""Les fous sont les explorateurs malchanceux de l'invisible". Nathan Hofstetter, diagnostiqué schizophrène paranoïde, a entrepris de rendre visible, justement, en se filmant lui-même en "crise de parano", ses amis plus ou moins proches, rencontrés à l'hôpital, sa famille et sa compagne. Pour s'accrocher, au moins, à leur image – sa mère, disparue brutalement pendant le temps du tournage – ou à celle d'une fontaine couverte de végétation, qu'il trouve "bizarrement bell", peut-être comme nous, spectateurs, tout "loulous" que nous sommes, aussi. Se raconter, donc, à travers les autres, qui se disent à leur tour, sans filtre, puisque celui qui les regarde leur offre un espace de complicité partagée. La caméra ne campe pas, comme d'autres, à bonne distance du "normal" et du "pathologique". Elle progresse librement, par paliers, moments d'intensité intérieure, en quête de la beauté des êtres et des choses, tandis que le montage compose un poème visuel où l'on passe des grands espaces à une alcôve faiblement éclairée en un raccord, où l'on tourne autour de la pendule d'une gare pour en faire jaillir un visage aimé."
(Visions du Réel - Emmanuel Chicon)

“"Crazy people are the unlucky explorers of the invisible”. This is precisely what Nathan Hofstetter, diagnosed as paranoid schizophrenic, has undertaken to make visible. By filming himself during “paranoia attacks”, with his more or less close friends, encountered at the hospital, his family and his girlfriend. To cling to, at least, their image, that of his mother—who died abruptly during the shooting—or that of a fountain covered in vegetation, which he finds “bizarrely beautiful”, perhaps like us, spectators, “loulous” that we also are. Telling his story, therefore, through the others, who express themselves in turn, without filter, since he who watches offers them a space of shared complicity. The camera does not settle, like others, at a fair distance from the “normal” and “pathological”. It moves freely, in levels, moments of interior intensity, in search of the beauty of beings and things, while the editing composes a visual poem, where we pass from great spaces to a weakly lit alcove in one linking shot, where we turn around the clock of a station so that a beloved face springs out."
(Visions du Réel - Emmanuel Chicon)

Distinctions
  • 2019 : Visions du Réel - Nyon (Suisse) - Compétition Internationale Burning Lights