film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Manoel de Oliveira
© D.R.
1/2

Manoel de Oliveira était le plus vieux cinéaste encore en activité, né en 1908 et mort en 2015. Manuel Cãndido Pinto de Oliveira de son vrai nom, est le fils d'un industriel de Porto, la ville à laquelle il est resté fidèle toute sa vie. Son film, Porto de mon enfance (2001) en est la meilleure illustration.

Il fait ses études secondaires en Galice dans un collège tenu par des jésuites réfugiés en Espagne après leur expulsion du Portugal par la République instaurée en 1910. Il évoque cette période dans Voyage au début du monde.

Ensuite, il travaille à la bonne marche de l'usine paternelle (textile et passementerie) et à l'entretien des vignobles familiaux.
Dans les années 1930, il réalise une série de documentaires, mais il se fait surtout connaître du public pour ses exploits sportifs… Il a été champion du Portugal de saut à la perche et coureur automobile.
Il s'intéresse au cinéma, tout en rêvant de devenir acteur comique. Tout en continuant, pour vivre, à s'occuper des affaires familiales (il prend la succession de son père), il aborde la fiction dans les années 1940, mais continue à faire des documentaires.
Après Aniki-Bobo, il attendra vingt ans pour réaliser son second long métrage, Acte du printemps (1961).

Manoel de Oliveira attendra surtout la fin de la censure salazariste pour prendre à corps sa carrière de cinéaste, l'âge où d'autres prennent leur retraite. Comme pour rattraper le temps perdu, il enchaînera ensuite les films.
Sa reconnaissance internationale est encore plus tardive : à partir de 1985, ses films sont finalement admis dans la sélection officielle du festival de Cannes.
Au milieu des années 1990, il est enfin connu du grand public. Le cinéaste est alors octogénaire.

(Source : Bibliomonde)

Filmographie complète | Auteur-Réalisateur | Producteur / Diffusion | Image | Son | Montage

Page:1/2