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Roman Polanski
© D.R.
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Roman Polanski est né en 1933 à Paris. Après une enfance marquée par les affres de la guerre en Pologne, il débute une école d'art où il apprend le métier de comédien ; bénéficiant vite d'une petite notoriété, il se produit dans de nombreuses pièces. Après avoir joué dans le film Génération (de son ami Andrzej Wajda), Polanski entre en 1954 à l'Ecole nationale de cinéma de Lodz. Avec un style et des thématiques déjà marqués, Roman Polanski réalise de nombreux courts métrages pendant une dizaine d'années.


Le cinéaste y introduit ses développements sur le destin, la violence, l'absurdité de la vie, l'aliénation sociale, la folie, le complot, l'occultisme etc. C'est en 1962 que Roman Polanski réalise sa première œuvre pour le grand écran : Le Couteau dans l'eau (1962) observe l'évolution de trois personnages dans le huis-clos d'un bateau. Ce film lui vaut d'être nommé pour l'Oscar du meilleur film étranger.

Voulant gagner en envergure, le cinéaste entreprend alors une carrière internationale. Il se rend d'abord en France, où il tourne un sketch pour Les Plus belles escroqueries du monde (Chabrol et Godard, 1963), puis en Grande-Bretagne où il réalise Répulsion (1964) et Cul-de-sac (1965). Ces deux films prolongent ses thématiques habituelles et traitent de l'enfermement, de la régression sexuelle et de l'échec. Le premier, brillamment servi par Catherine Deneuve, aborde la schizophrénie. Dans Le Bal des vampires (1967), une parodie du film d'épouvante, le réalisateur cultive son goût pour l'absurde et le burlesque. Cette dérision ne l'empêche pas de dépeindre l'angoisse dans la plupart de ses films. Ses personnages sont souvent victimes de situations pénibles et inhabituelles. Le film le plus terrifiant du réalisateur, Rosemary's Baby (1968), voit Mia Farrow portant l'enfant du diable. À travers un cas de possession, Polanski aborde le thème de l'individu subissant l'oppression de l'autre.

Survient alors en 1969 le meurtre de son épouse, tuée par des adeptes de Charles Manson. Polanski attend quelques années pour réaliser le polar Chinatown (1974), hommage au film noir américain, avec Jack Nicholson et Faye Dunaway ; le film est un énorme succès. En 1972, il réalise le documentaire Weekend of a Champion sur l'univers de la Formule 1. Puis le cinéaste tourne en France Le Locataire (1976), adapté d'un livre de Topor, cauchemar hallucinatoire où un homme harcelé par ses étranges voisins sombre peu à peu dans la folie. En 1978, il réalise Tess ; le film relate les malheurs d'une jeune paysanne dans l'Angleterre victorienne. Dix ans plus tard, après l'échec du film d'aventures Pirates (1986), Polanski tourne à Paris Frantic (1988), un thriller d'inspiration hitchcockienne. Puis il enchaîne la parodie de thriller érotique Lunes de fiel (1991), le huis-clos La Jeune fille et la mort (1994) où Sigourney Weaver séquestre un homme qui l'a torturée et violée, et La Neuvième Porte (1998), un thriller fantastique plongeant dans l'univers des livres occultes. Mais le public ne fait pas un accueil exceptionnel à ces trois films. Polanski renoue avec le succès avec Le Pianiste (2001) qui remporte la Palme d'or ainsi que sept Césars. À travers la biographie d'un musicien piégé dans le ghetto de Varsovie, c'est toute son enfance en Pologne occupée qu'évoque le cinéaste. Puis son Oliver Twist (2004) ne fait pas recettes. En 2008 il tourne The Ghost Writer, un nouveau thriller sur fond de complot politique en Grande-Bretagne. […]

(Source : Ciné-Ressources)