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Barbara Hammer
© Susan Wides (Détail)
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Née en 1939, Barbara Hammer fait figure de pionnière dans le cinéma expérimental américain où dès le début des années 70 elle atteste de son identité à la fois féministe et lesbienne.

Dès ses premiers films, X, Dyketactics, Superdyke, la sexualité féminine, sujet alors inédit dans le cinéma d’avant-garde, prédomine.
Les représentations formelles se nourissent à la fois d’un certain lyrisme (éclosions florales et végétales) et d’un vocabulaire symbolique inspiré du surréalisme (Maya Deren, Claude Cahun).
À cela s’ajoute l’usage, très maîtrisé, de techniques propres au cinéma d’avant-garde, surimpression, collages visuels, décadrages, solarisation, altération de la pellicule, etc.
Enfin, au même titre que l’image, la bande son subit des découpages et des distorsions qui résultent fréquemment de belles collaborations (avec Pamela Z pour Lover/Other, avec Helen Thorington pour Endangered).

Si dès le départ, Barbara Hammer filme des épisodes de sa vie privée, elle s’emploie parallèlement à développer un travail de mémoire et de témoignage sur l’histoire méconnue lesbienne et gay (notamment dans sa trilogie Nitrate Kisses, 1992, Tender Fiction, 1995, History Lessons, 2000).
Cela dit, l’évolution du cinéma de Barbara Hammer s’inscrit dans la diversité des sujets traités comme en témoignent Resisting paradise ou "comment être artiste en temps de guerre ?" de 2003 ou encore Devotion de 2000 sur une communauté de réalisateurs au Japon.

Avec plus de 80 films et vidéos réalisées, l’oeuvre de la cinéaste a été plusieurs fois consacrée, notamment en 2006 par le prix des cinéastes d’avant-garde Shirley Clarke et en 2009 par le Teddy Award.

(Source : Senso Projeckt)

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