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Philippe Costantini
© D.R.
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Philippe Costantini est né le 21 mai 1947 à Loches. Il est réalisateur de fictions et de documentaires. De 1970 à 1974, il suit une formation de sociologie et d’ethnologie, option cinéma à la faculté de Nanterre où il fait la connaissance de Jean Rouch qu’il a eu en tant que professeur. Il part ensuite au Portugal, pour s’immerger dans le village de Tras-o-Mantes. Cette immersion va l’inspirer à réaliser différents documentaires. Plus tard, il devient assistant de Jean Rouch avec qui il réalise quelques films. En 2008, il participe à la restauration de l’œuvre de Jean Rouch entreprise par le CNC et les Archives Françaises du Film. De 2008 à 2010, il entame un master à la faculté de Paris 8 dans la valorisation des patrimoines cinématographiques et rédige un mémoire qui porte sur la cinématographie de Jean Rouch, théâtralité de possession. Jean Rouch fut un mentor pour Philippe Costantini. "Je fais du cinéma comme Jean Rouch (...) me l'a appris. Il m'a appris en particulier à écouter les gens". C’est dans un esprit d’échange, d’écoute et de dialogue que Philippe Costantini réalise ses documentaires.

En 1978, il est membre fondateur des Ateliers Varan, créés sous l’impulsion de Jean Rouch et Jacques d’Arthuys. Les Ateliers Varan ont pour but de former dans la fabrication d’un film. Philippe Costantini y encadre des stages de formation au cinéma documentaire dans des universités au Mozambique, au Brésil et à Paris. Il a également participé à la formation au documentaire pour les étudiants de le FEMIS et a participé à la commission d’aide au CNC (Centre national de la cinématographie).

Philippe Costantini est connu pour ses documentaires, mais il a réalisé en outre deux fictions : Brigade de nuit en 1987 et en 1986, Folie ordinaire d’une fille de Cham, réalisé avec Jean Rouch, un essai de ciné-théâtre d'après la pièce de l'auteur Julius-Amédée Laou. La scène se passe dans une chambre de malade de l'hôpital Sainte-Anne, et le public est remplacé par un psychiatre et ses internes, découvrant le délire fantastique d'une malade antillaise internée depuis 1929 et d'une aide-soignante qu'elle prend pour sa fille. Plus tard, en décembre 2003, Jean Rouch et Philippe Costantini décident de partir ensemble au pays Dogon afin de demander aux anciens quand pourraient avoir lieu les funérailles Dogon de Germaine Dieterlen (ethnologue) décédée quatre ans auparavant. Les cérémonies ont donc été fixées en mars 2004. Suite au décès de Jean Rouch en février 2004, Philippe Costantini se rend aux funérailles traditionnelles de Germaine Dieterlen et produit un documentaire Jean Rouch et Germaine Dieterlen, l’avenir du souvenir. Il a aussi assisté Jean Rouch dans Dionysos en 1984.

(Source : Ministère de la Culture)

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