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Jafar Panahi
© D.R.
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Jafar Panahi est né à Mianeh en 1960, issu d’un milieu pauvre (son père était plâtrier), il grandit dans les quartiers déshérités de Téhéran mais, grâce aux équipements culturels de quartier, puis au célèbre Kanoun (Centre pour le développement intellectuel des enfants et adolescents, où Abbas Kiarostami dirige le département cinéma), il s’intéresse très jeune à l’écriture, participe à des tournages en super-8, s’initie à la photo.

Envoyé au front durant la guerre Iran-Irak, il y réalise des reportages photo, puis devient réalisateur de documents en vidéo sur les affrontements. À son retour, il s’inscrit à l’école supérieure de cinéma et d’audiovisuel de Téhéran, puis, après son diplôme, réalise pour une télévision locale, celle de Bandar-Abbas, ses premiers courts métrages dont Kish en 1991, et en 1992, Le Dernier Examen ainsi que L’Ami, en hommage au Pain et la rue, le premier court d’Abbas Kiarostami, son mentor.

Ingénieur du son sur le tournage d’Au travers des oliviers de Kiarostami (Panahi est capable d’occuper tous les postes techniques d’une équipe de tournage), il est soutenu par celui-ci pour transformer le projet du Ballon blanc de court en long métrage, produit par la télévision nationale. Le succès public et la Caméra d’or à Cannes marqueront le début de la reconnaissance, confirmée par le Léopard d’or du Festival de Locarno pour Le Miroir et le Lion d’or du Festival de Venise pour Le Cercle.

Très critique envers la situation sociale dans le pays, ces deux films, tournés dans des conditions de semi-clandestinité, sont interdits en Iran, alors même que Panahi y est désormais considéré comme la personnalité la plus marquante au sein de sa génération de cinéastes.

(Source : Cahiersducinéma.com)

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