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img © Alberto Pizzoli

Alain Resnais, le parti pris

Une vie, une œuvre sur France Culture



Au nom d’Alain Resnais est associée une réputation de réalisateur cérébral et expérimental. Ce n’est pas faux.

Mais le réalisateur de L’Année dernière à Marienbad, d’On connaît la chanson et de Mon oncle d’Amérique, était bien plus facétieux que ces deux adjectifs ne le laissent croire.



Dans le cadre de Une vie, une œuvre, France Culture a consacrée au cinéaste un documentaire radiophonique disponible en podcast.

Né en 1922 dans une famille bretonne et bourgeoise (un père pharmacien), Alain Resnais vient à Paris après la guerre en espérant devenir comédien. Il étudie le montage à l’Idhec, l’école de cinéma et l’ancêtre de la Femis, et il rencontre Chris Marker avec lequel il réalise plusieurs documentaires et se lie d’amitié. 

Les deux hommes sont anticolonialistes, et très discrets. Leurs premiers travaux manifestent un engagement politique que Resnais abandonnera définitivement dès les années 1970. 

Nous devons à Resnais plusieurs films cultes, dont Nuit et Brouillard (1956). Son premier long-métrage date de 1959 : c’est Hiroshima mon amour. Alain Resnais se renouvelle à chaque fois qu’il réalise un nouveau film, si bien qu’il serait impossible de lui attribuer un genre. 

Se retrouvent tout de même d’un film à l’autre de Resnais des habitudes : un goût pour le théâtre et ses artifices, y compris dans la diction des comédiens ; une atmosphère de joie grinçante, et une troupe de comédiens.

Aucun de ceux-là ne témoignent dans ce portrait radiophonique. Mais ils sont présents dans le discours des intervenants, qui pour la plupart ont connu Resnais : le réalisateur Bruno Podalydès a réalisé des bandes-annonces pour plusieurs de ses films ; le dessinateur Blutch a illustré des affiches, notamment celle, splendide, des Herbes folles ; l’historien du cinéma François Thomas a assisté à ses tournages et connaît sa filmographie sur le bout des doigts, et il en va de même pour l’historien Antoine de Baecque ; l’écrivain Thomas Clerc ne l’a jamais rencontré mais il aime intensément ses films qu’il juge "littéraires". La jeune Emilie Houssa, enfin, historienne du cinéma et écrivain, parle des comédiens d’Alain Resnais et du décalage entre l’image austère du réalisateur, et la réalité de son œuvre.


Écouter le podcast de l'émission 
+ Voir la filmographie documentaire de Alain Resnais
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