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Regard
img © James Nachtwey Archive, Hood Museum of Art, Dartmouth

Cycle Photographes de guerre

Maison Européenne de la Photographie - Paris


Jusqu’au 29 juillet 2018, la Maison Européenne de la Photographie met à l’honneur les travaux de James Nachtwey au travers de Memoria, une exposition retraçant son œuvre.

À l’occasion de cette rétrospective, l’espace dédié à l’image organise un cycle consacré à la photographie de guerre chaque samedi et dimanche, dès 15h.



Voici le programme détaillé des projections :

• Les samedis

15 h - La Photo de guerre de Philippe Azoulay, 27 minutes (1998)
La photographie a documenté la plupart des conflits du XXe siècle, à travers les objectifs notemment de Capa, Smith, Khaldeï, Burrows, ou bien encore de femmes reporters comme Catherine Leroy. Ce documentaire retrace cette présence des photographes sur les champs de bataille, qui trouve ses origines dès la guerre de Crimée en 1855, et qui connaît un tournant quelques années plus tard lors de la guerre de Sécession, où furent montrés des morts pour la première fois.


15h28 - Histoire de voir : Don McCullin et Histoire de voir : Robert Capa de Philippe Venault, 1 minutes (1991)
Ces deux films font partie d’une série de soixante documentaires très courts, présentant autant d’images-clés, qui sont toutes des œuvres maîtresses de la mémoire visuelle. Il s’agit de l’adaptation audiovisuelle d’Une histoire de la photographie éditée en 1989 par le Centre National de la Photographie (Collection Photo Poche).


15h30 - Le Retour d'Henri Cartier-Bresson, 32 minutes (1945)
La caméra d’Henri Cartier-Bresson saisit ici la libération et le voyage de retour - à pied, en camion ou en avion - de prisonniers français libérés des camps nazis au printemps 1945. Il capte la douleur et la joie humaines, les visages incrédules et creusés, marqués par la peur et l’attente lors des contrôles aux frontières, mais aussi leurs sourires hésitants lorsqu’ils arrivent par le train et guettent des visages aimés. En se concentrant sur cet événement unique, Henri Cartier-Bresson en dit tout autant sur la séparation et la destruction de la guerre que des heures de film montrant des combats.


16 h - Heart of Spain de Paul Strand, Gaza Karpathi, Herbert Kline et Léo Hurwitz, 28 minutes (1937) 
Au début de l’année 1937, plusieurs cinéastes de gauche, dont certains de la Workers Film and Photo League et d’autres de Nykino, fondèrent Frontier Films, dont le but était la diffusion d’une nouvelle forme de cinéma aux États-Unis, plus artistique que celle des films politiques antérieurs, tout en étant également proche des thèmes de justice sociale et de société égalitaire. La première production de Frontier Films s’intéressa à la guerre civile en Espagne, qui devint un emblème de l’émergence d’une opposition progressiste face à la montée du fascisme.
Heart of Spain fut commencé non pas en tant que projet de Frontier Films mais par trois engagés volontaires pour la cause loyaliste en Espagne. Geza Karpathi, un photographe hongrois et Herbert Kline, un journaliste américain de gauche, furent dépéchés par le physicien canadien Norman Bethune pour réaliser le film, Norman Bethune pensant pouvoir l’utiliser pour trouver ensuite des fonds pour le service de transfusion sanguine qu’il mettait alors en place. Manquant d’expérience cinématographique, Karpathi et Kline confièrent à leur retour aux États-Unis leur scénario et leurs images à Frontier Films, où Paul Strand, Leo Hurwitz, Ben Maddow et quelques autres achevèrent l’œuvre.
Heart of Spain est un film fort à la fois par sa forme esthétiquement riche, mais aussi en tant que document de guerre poignant.


16h30 - Photographie et Société de Teri Wehn-Damisch, 26 et 24 minutes (1984)
Dans ce portrait en deux parties, la photographe et sociologue Gisèle Freund expose ses théories sur la photographie et son utilisation pour la connaissance de la société mais aussi comme arme sociale servant parfois de base à des campagnes de sensibilisation, allant même jusqu’à faire modifier des textes législatifs.
Elle retrace ainsi l’historique de la photographie de reportage, reflet de la société mais aussi de la personnalité du photographe. Ses propos sont illustrés de nombreuses photos tandis que le commentaire raconte sa fuite de l’Allemagne nazie en 1933 et autres souvenirs (les témoignages sur les premiers martyrs juifs et ses débuts de photographe reporter). Elle évoque aussi l’apparition du photojournalisme dans les années 1930 et l’impact de la photo d’actualité sur le grand public.


17h22 - Un engagement tchétchène, Stanley Greene de Jean-Louis Gonnet, 6 minutes (1997)

Cette série conçue par Caroline Parent et Christian Caujolle donne à un photographe la possibilité de présenter l’ensemble d’un sujet de reportage dont une seule image a fait l’objet d’une parution dans la presse.
Ici, c’est le regard du photographe Stanley Greene qui est mis à l’honneur, à travers son travail sur le conflit tchétchène.


17h28 - Mémoire de l’oubli de Louis-Pascal Couvelaire, 27 minutes (2014) 
Quatre grands reporters, témoins privilégiés d’une actualité sans cesse en mouvement, ravivent le souvenir d’un conflit méconnu ou oublié : Patrick Chauvel en Tchétchénie, Rémy Ourdan en Irak, Bénédicte Kurzen au Nigeria et Marcel Mettelsiefen en Syrie.
Le 21 juillet sera projeté Le Nigeria, un pays dévoué aux dieux de Bénédicte Kurzen et le 28 juillet Syrie, retour à Alep de Marcel Mettelsiefen.


18h - War Photographer de Christian Frei, 96 minutes (2002) 

Le photographe de guerre James Nachtwey parcourt le monde, traversant les zones touchées par les conflits, les crises et les guerres. Le réalisateur Christian Frei l’a suivi durant deux ans sur le terrain. D’abord membre de l’agence Magnum de 1986 à 2001 puis cofondateur de l’agence VII, Nachtwey est au Kosovo quand les villes sont détruites, en Indonésie pour documenter les familles de mendiants qui se réfugient entre les rails de chemins de fer, ou encore en Palestine au plus fort des conflits.



• Les dimanches

15h - Les Photo-reporters de Philippe Azoulay, 27 minutes (1998) 
Le premier journal à publier une photo en couverture est le New York Daily Graphic en 1880. Depuis, l’intérêt du public pour le photoreportage ne s’est pas démenti. Nous assistons à son essor entre les deux guerres, à la révolution de la presse et des appareils petit format qui ont favorisé son développement et à la création des agences de presse comme Magnum.


15h28 - Histoire de voir : Don McCullin et Histoire de voir : Robert Capa de Philippe Venault, 1 minutes (1991)
Ces deux films font partie d’une série de soixante documentaires très courts, présentant autant d’images-clés, qui sont toutes des œuvres maîtresses de la mémoire visuelle. Il s’agit de l’adaptation audiovisuelle d’Une histoire de la photographie éditée en 1989 par le Centre National de la Photographie (Collection Photo Poche).


15h30 - Victoires de la vie d’Henri Cartier-Bresson, 49 minutes (1937)
Ce film est une commande de la CSI, organisme de solidarité avec la République espagnole. Il met l’accent sur les problèmes sanitaires et l’aide médicale qui manquait cruellement à l’Espagne en guerre. C’est un film dont la mission était de sensibiliser et d’appeler au don.
Derrière des images très simples et une construction pédagogique, se cache la réalité d’un conflit cruel, pour lequel Henri Cartier-Bresson s’est engagé plusieurs fois en tant qu’artiste et documentariste. Il faisait alors partie de l’AEAR, association des écrivains et artistes révolutionnaires.
En 1947, il cofondera la célèbre agence Magnum, avec Capa, Seymour et d’autres photojournalistes.


16h19 - Sarajevo Film Festival Film de Johan Van der Keuken, 14 minutes (1997) 
Alors que Sarajevo est assiégée depuis vingt mois, la ville organise un Festival de cinéma. Johan Van der Keuken, qui y était invité, présente Face Value et Brass Unbound. L’occasion pour lui de poser la question à l’organisateur du Festival et à une étudiante cinéphile : pourquoi le cinéma en pleine guerre ?


16h35 - Kosovo : l’exode et le retour, Paolo Pellegrin de Jean-Louis Gonnet, 5 minutes (2002)
Série Derrière la page.
Cette série conçue par Caroline Parent et Christian Caujolle donne à un photographe la possibilité de présenter l’ensemble d’un sujet de reportage dont une seule image a fait l’objet d’une parution dans la presse.


16h40 - Rapporteurs de guerre de Patrick Chauvel et Antoine Novat, 55 minutes (1999)
Pourquoi choisit-on d’être photographe de guerre ? A-t-on le droit de photographier la souffrance des autres ? De quoi est-on responsable ? Photographier pour témoigner, un geste politique ou un geste pour l’Histoire ? Quelle est la place des rédactions dans le travail sur le terrain ?
Autant de questions auxquelles tente de répondre ce documentaire en proposant une série d’interviews et de documents retraçant 50 ans de photographie de guerre. Aux prises avec leurs interrogations sur le sens de leur métier, les plus grands photographes d’hier et d’aujourd’hui parlent de leur passion. Un état des lieux du photojournalisme où l’on découvre le quotidien de ceux qui témoignent des guerres, parfois au péril de leur vie.


17h30, le 15 juillet - Loin du Vietnam, 116 minutes (1967)
Projet de Chris Marker, réalisation collective : William Klein, Agnès Varda, Joris Ivens, Claude Lelouch, Alain Resnais, Jean-Luc Godard
Les Américains déversent chaque jour mille tonnes de bombes sur le Nord Vietnam. Cent cinquante cinéastes, scénaristes, reporters, techniciens et dessinateurs décident alors d’apporter leur collaboration à ce film, dont le but est d’ouvrir une réflexion sur cette guerre impérialiste. Ils captent des scènes au Nord et au Sud Vietnam, dans les rues d’Hanoï et dans les villages, mais aussi aux États-Unis, où se multiplient les manifestations, à Paris, à Cuba et dans les points chauds du globe. Un film rare dans l’histoire du cinéma.


+ Site de la Maison Européenne de la Photographie