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Regard
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Panorama du cinéma colombien

Du 10 au 16 octobre 2018 - Paris


Depuis 6 ans, Le chien qui aboie vous donne annuellement rendez-vous autour du cinéma contemporain à Paris.

Cette année, onze longs-métrages et onze courts-métrages vous mènent à la rencontre de personnages souvent solitaires confrontés à des réalités qui semblent parfois inéluctables ; grâce à leur volonté de transgresser la réalité, ils parviennent à transformer leur sort.

Dans la comédie Amalia la secretaria, le personnage principal se trouve enfermé dans une routine pesante, mais une rencontre insolite sera la clé de sa délivrance. La réalisatrice du documentaire Amanecer poursuit une quête personnelle à la recherche de sa mère biologique, un voyage qui lui permettra de trouver la paix et de faire son deuil. Avec Sal, William Vega, réalisateur de La Sirga, nous emmène dans le désert de la Tatacoa où le protagoniste cherche son père et la motivation pour survivre dans un paysage hors du temps et presque apocalyptique. On retrouve cette même atemporalité dans La Torre de Sebastián Múnera et Mariana de Chris Gude. Le premier nous offre une réflexion sur la fragilité de la mémoire au sein d’une bibliothèque en ruines. Le deuxième nous transporte à un autre désert colombien, celui de la péninsule de la Guajira qui jouxte le Venezuela, sans autre but précis que l’errance dans un puzzle en plein air, entre rêve et réalité.

Sous un autre angle, le temps fait aussi office de protagoniste dans La Defensa del Dragón, de Natalia Santa, récemment présenté à la Quinzaine des Réalisateurs. Trois amis parcourent le centre de la ville de Bogotá et font face à leurs échecs quotidiens. La danse, et plus particulièrement la salsa choke, permet aux personnages de Fullhachede de mener leur propre destinée et de contrer l’adversité quotidienne. On retrouve un personnage magnifique faisant courageusement face à l’hostilité d’une société qui marginalise la différence, dans le documentaire Señorita María de Rubén Mendoza, présenté en ouverture du Panorama. Ciro y Yo témoignage poignant de Ciro, victime de tous les acteurs armés de la Colombie, il est question de l’importance de la reconstruction de la mémoire collective et du récit détruit par la terreur. Le documentaire Nueve Disparos transcrit également le témoignage d’un survivant du conflit armé, co-auteur avec sa mère d’une archive photographique et audiovisuelle riche et poignante.

Par ailleurs, la Section Parallèle du Panorama met en lumière la transidentité en Amérique latine avec trois films singuliers, provenant du Chili, du Brésil, du Costa Rica et de la Colombie. Ce sont deux documentaires et une fiction qui proposent des portraits aboutis et complexes, ainsi que des parcours déterminés et enragés (Bixa Travesty de Kiko Goifman et Claudia Priscilla, En tránsito de Constanza Gallardo et Abrázame como antes de Jurgen Ureña).

Ce sont ces réalités multiples que le Panorama du cinéma colombien permet de faire découvrir aux visiteurs, spectateurs et aventuriers de Paris, année après année.
C’est un cinéma qui pose des questions au lieu de chercher à apporter des réponses.
Un cinéma qui vous murmure à l´oreille : dans quel genre de monde souhaitons-nous vivre ?
 
Le chien qui aboie


Cette année, 13 documentaires sont en compétition longs métrages :

Amanecer de Carmen Torres
Ciro y Yo de Miguel Salazar
Fullhachede de Carolina Navas et Catalina Torres
Mariana de Chris Gude
Nueve Disparos de Jorge Andrés Giraldo Antía
Señorita María de Rubén Mendoza

et en compétition courts métrages :

La jungla te conoce mejor que tu mismo de Juanita Rodriguez Onzaga
Nuestro canto a la guerra de Juanita Rodriguez Onzaga
Palenque de Sebastián Pinzón Silva
La Pesca de Fernando Lopez Escriva et Pablo Alvarez-Mesa
Resistencia en paz de Edison Sánchez Castro
La Torre de Sebastián Múnera
La Última Trinchera de Ramón Campos Iriarte



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