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Regard
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Rencontres Cinélatino

Du 22 au 31 mars 2019 - Toulouse


La fonction essentielle des festivals de cinéma est de donner des coups de projecteur sur des films pour faciliter leur sortie en salle et amplifier leur public potentiel. C’est particulièrement vrai pour les films qualifiés en France "art et essai" qui ont moins de moyens de communication au moment de leur sortie ; pour les films latino-américains qui sont peu diffusés en Europe, le rôle des festivals est encore amplifié.

Le film Roma d’Alfonso Cuarón est l’un des plus beaux films de l’année et reconnu comme tel à La Biennale de Venise où il a obtenu le Lion d’Or ; il est mexicain comme son réalisateur, mais produit et distribué par Netflix, chaîne nord-américaine.

Les films latino-américains sont bien souvent le fruit de productions multinationales mais la particularité avec Netflix réside dans son mode de diffusion : son impossibilité de distribution en salle de cinéma.



Pour nous, amoureux du cinéma et cinéphiles, nous sommes convaincus que la salle de cinéma, le grand écran, le temps fixé et la connivence collective, sont indispensables à la magie du 7e art. L’écran de télévision, quelle que soit sa taille, ne remplacera pas cette sensation émotive particulière que procure la séance de cinéma. La qualité de la projection en salle est indispensable pour beaucoup de films et c’est le cas du film de Cuarón où le quartier Roma de Mexico est filmé en panoramique et dans un noir et blanc particulier pour rendre compte de l’ambiance de Mexico DF.

Il est intéressant qu’une plateforme qui a de gros moyens s’intéresse aux auteurs et réalisateurs latino-américains mais son mode de diffusion pose problème en France. Il faudra bien s’asseoir à une table et trouver une solution de compromis.

Notre 31e édition vous permettra de voir et de vous faire une opinion :
› sur le cinéma fait dans les Caraïbes insulaires, avec notamment la nouvelle manière de produire des films à Cuba, indépendamment des budgets de l’État ;
› sur le cinéma d’animation, qui est d’une grande richesse et touche de nombreux pays du continent, en particulier le Brésil ;
› sur le film argentin La Flor de Mariano Llinás, qui fut une révélation cette année, tant par sa qualité filmique que par sa durée exceptionnelle de quatorze heures.

Francis Saint-Dizier, Président de l’ARCALT (Association rencontres cinémas d'Amérique latine de Toulouse)


7 longs métrages documentaires sont sélectionnés pour la compétition officielle :

Algo quema de Mauricio Ovando (Bolivie)
La Asfixia de Ana Isabel Bustamante (Espagne, Mexique)
Cuando cierro los ojos de Michelle Ibaven et Sergio Blanco (Mexique)
Miserere de Francisco Ríos Flores (Argentine)
O Desmonte do monte de Sinai Sganzerla (Brésil)
Los Reyes de Bettina Perut et Iván Osnovikoff (Chili, Allemagne)
The Smiling Lombana de Daniela Abad Lombana (Colombie)

Également en compétition officielle, 5 courts métrages documentaires :
+ Voir la sélection

Et de nombreux films dans la section Découvertes documentaire :
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+ Découvrir la programmation par section
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+ Site des Rencontres Cinélatino