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Regard
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Exposition Clément Cogitore

Jusqu'au 22 octobre 2019 - Musée Marc Chagall, Nice


Artiste plasticien, vidéaste, cinéaste, Clément Cogitore élabore une œuvre ample, singulière qui se déploie entre l’image document, l’image fixe et l’image-mouvement. Amour pour l’image dans sa diversité de statuts ou de motifs, mais aussi dans l’émerveillement suscité par ses processus de fabrication et de révélation.

Dans ses films, photographies ou dispositifs d’exposition, Cogitore met en scène des éléments visuels hétérogènes, donnant à voir le monde contemporain par le prisme d’une dramaturgie, souvent inspirée des grands mythes et des formes archétypales.

À l’instar de Marc Chagall, autre metteur en scène, la conclusion du récit ne s’érige pas en principe, l’enjeu n’étant pas de représenter le monde mais de le rendre présent.



Ce sens du conte, du registre allégorique, relie les deux artistes dans cette exposition qui vient s’illustrer par certains rapprochements assumés comme plus formels. Celui d’abord de l’évocation commune du conflit avec les images d’émeutes (Ghost Horseman of the Apocalypse in Cairo Egypt, 2017), d’un rassemblement de membres des Anonymous (We Are Legion, 2012) ou d’uniformes militaires devenus dépouilles dans le désert (Digital Desert, 2015), présentés en regard des œuvres traitant de la guerre et des crucifixions du peintre russe.

Dans ces mondes, clos et crépusculaires, le sujet n’est pas seulement celui de la violence présente mais celui hors-temps, hors-sol, de l’utopie – ce "pays de nulle part" de Thomas More – promis à un effondrement et à l’espoir d’une rédemption.

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La ville de Nice célèbre le 100e anniversaire des studios de la Victorine avec Nice 2019 - L’Odyssée du Cinéma. Le cinéma est mis à l’honneur dans le cadre de la 4e Biennale des Arts de Nice, révélant le patrimoine cinématographique de la capitale azuréenne et les liens nourris entre les arts plastiques et le 7e Art. La Biennale bénéficie, pour une large part, des collections issues de La Cinémathèque française.