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Regard
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Festival Brésil en Mouvements

Du 25 au 29 septembre 2019 - Paris


Depuis 15 ans, le festival Brésil en Mouvements (BEM) témoigne de l’histoire récente du Brésil. Donnant une voix aux mouvements sociaux brésiliens, BEM diffuse en France un cinéma documentaire divers, toujours courageux face aux risques du réel et de sa représentation.


Depuis 15 ans, BEM, tout en évoluant, a toujours gardé la cohérence qu’exige l’engagement auprès du cinéma et des mouvements sociaux. À travers ce festival, l’association Autres Brésils a pu défendre une éthique de l’engagement ainsi que du cinéma engagé.


En 2019, après tant de bouleversements et retournements de l’histoire, c’est bien l’engagement qui nous pousse : l’engagement en tant que contrat, liaison et promesse.



Occuper et résister

La programmation 2019 a été conçue à partir du mot d’ordre "occuper et résister", utilisé au Brésil par plusieurs mouvements. Sous le gouvernement de Bolsonaro, face à la montée des violences, il faut occuper les rues, les places et les bâtiments vides. L’occupation est résistance, et la résistance passe par l’occupation des espaces en tant que lieu politique – là où nous prenons position.

C’est pourquoi les films de cette année mettent en avant les histoires des persécuté.e.s du gouvernement d’extrême droite : des autochtones, des LGBTQI (notamment des lesbiennes et femmes trans), des paysan.nes, des victimes de la dictature militaire, des victimes de la violence de l’État (ici leshabitant.e.s des favelas), des quilombolas, des lycéen.ne.s et des habitant.e.s d’occupations urbaines.

Le cinéma brésilien est devenu lui-même un territoire à occuper. Les politiques publiques pour le cinéma sont aujourd’hui en péril au Brésil. Les représailles et la censure reviennent. Face aux tentatives d’abrutissement de la pensée et de destruction du cinéma divergent et libre, occupons les écrans et les salles avec des films et des débats.

Occuper et résister sous Bolsonaro n’est pas juste une question de présent, mais d’avenir. Nous nous sommes toujours demandé ce que peut apporter le cinéma aux luttes. La réponse, aujourd’hui, nous semble être justement la capacité de les construire et de les figurer, de leur offrir un horizon de possibilités.

Dans une société où les femmes sont en première ligne dans les résistances, le festival leur consacrera une place privilégiée. Jeunes étudiantes, anciennes prisonnières politiques, leaders autochtones, paysannes, responsables communautaires, femmes trans, ouvrières, mères, filles, cinéastes : ce sont les femmes qui bâtissent le chemin de cet avenir possible. Il faut souligner notamment le rôle des femmes autochtones, qui émergent comme l’avant-garde de la lutte contre les politiques violentes et génocidaires du gouvernement de Bolsonaro. Ce sont les femmes autochtones qui se battent pour l’environnement, nous apprenant que tout est lié : nos vies, nos luttes, nos images sont engagées les unes dans les autres.

Cette année, pour célébrer tous les cinémas brésiliens, Brésil en Mouvements met également à l’honneur la singulière Mostra de Cinema de Tiradentes.

Pour la première fois, les longs métrages sélectionnés participeront à une compétition pour recevoir le Prix du public de Brésil en Mouvements. Ce prix nous permettra de fêter les 15 ans du festival qui a, depuis sa première édition, programmé plus de 240 films. Une belle occasion également de remercier notre public en élargissant son espace de participation.

L'équipe du festival


Plusieurs longs métrages documentaires sont programmés :

Chão de Camila Freitas
Torre das donzelas de Susanna Lira
Auto de resistência de Natasha Neri et Lula Carvalho
Bimi Shu Ikaya de Isaka Huni Kuin, Zezinho Yube et Siã Huni Kuin
Bloqueio de Victoria Alvares et Quentin Delaroche
Eleições de Alice Riff
Indianara de Aude Chevalier-Beaumel et Marcelo Barbosa
Parque Oeste de Fabiana Assis
Últimas Conversas de Eduardo Coutinho


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+ Site du festival