film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Regard
img © D.R.

Rencontres cinéma et société

Du 24 septembre au 4 octobre 2020 - Tulle et en campagne


Les Rencontres cinéma et société présentent ainsi leur édition 2020 :

"Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent.

Cette année, les Rencontres cinéma et société donnent carte blanche au Centre audiovisuel Simone de Beauvoir. Cette généreuse carte blanche donne l’occasion de découvrir, voir et/ou revoir des portraits d’artistes, des documentaires féministes, des fictions aux héroïnes qui s’expriment, se battent, sont solidaires, aiment, des films d’animation et expérimentaux... Nous proposons de donner à voir des images qui vont à l’encontre des stéréotypes et de la sous-représentation des femmes et des LGBT+ au cinéma. Des films d’auteur.e.s où les femmes et les LGBT+ ne sont pas les faire-valoir des héros masculins traditionnels.



C’est aussi l’occasion d’apprécier des œuvres rares ou inédites, de débattre des rôles genrés, de faire un point sur la situation depuis #MeToo, d’inciter à retourner vers quelques films classiques "féministes" qui déjouent le regard masculin, de faire parler nos imaginaires, et pourquoi pas d’inspirer de nouveaux films où l’on se jouerait du genre.

Donnons une place à la création cinématographique singulière de réalisatrices et de réalisateurs du Bangladesh au Brésil, de la Suisse au Kenya, de la Macédoine au Pérou, des États-Unis à l’Argentine, de l’Afrique du Sud à la France. Dans ces films, des cinéastes prennent à bras le corps les questions d’agroécologie, des droits des travailleuses, de l’engagement politique, des LGBT-phobies, de la religion, du génocide, de la maternité, de la misogynie au cinéma, de l’amour… Fictions ou documentaires, courts ou longs, leurs films nous interrogent, nous séduisent, nous bousculent…

Avec quelques incursions au début du cinéma avec Alice Guy, puis dans les années 50 avec Yannick Bellon et les années 70 avec Delphine Seyrig et Marceline Loridan, le programme reflète notamment la diversité des films de réalisatrices des années 2014 à 2020, leur expérience du cinéma, leur perception du monde et leurs différences. Loin de se référer à une vision d’un point de vue blanc et androcentré, loin des stéréotypes féminins, les réalisatrices se réapproprient le langage cinématographique et vont voir du côté des "insoumuses". La complexité des personnages féminins et/ou masculins, le choix de sujets peu traités au cinéma dessinent le nouveau territoire de ces créatrices qui s’opposent par leurs œuvres, par leurs films, à la réduction des femmes au statut d’objet regardé, convoité, exploité. Leurs personnages sont des sujets avec leur propres désirs, leurs âges différents, leur singularité, dans des films de cinéma à part entière."

Parmi les films programmés :

Les Charbons ardents de Hélène Milano
Dans ma rue de Étienne Husson
De l'amour au Rwanda de Jacqueline Kalimunda
Delphine et Carole, insoumuses de Callisto Mc Nulty
Enzo de Serena Porcher-Carli
Filles de mai - Voix de femmes, de 1968 au féminisme de Jorge Amat
Foot for Love de Veronica Noseda et Élise Lobry
Gloria's Call de Cheri Gaulke
Maternité secrète de Sophie Bredier
Mathilde de Grégoire Orio
Mulheres rurais em movimento de Héloïse Prévost et MMTR-NE
Saute ma ville de Chantal Akerman
Sois belle et tais-toi de Delphine Seyrig
Thokozani Football Club : Team Spirit de Thembela Dick
Que sea ley de Juan Solanas


Une carte blanche a également été donnée au CNC pour un parcours intitulé Quatre femmes dans le siècle : Yannick Bellon, Alice Guy, Marceline Loridan et Louise Weiss.
"On dit les femmes absentes de l’histoire du cinéma au XXe siècle, oui elles apparaissent rarement en tête des génériques. Mais cette lecture s’en tient à des apparences paresseuses où le nombre fait oublier des contributions techniquement novatrices et une perception aiguë du siècle. Quatre femmes dans le siècle propose un parcours à travers une histoire du cinéma au féminin qui ne fait pas l’impasse sur les maux profonds des sociétés qu’il observe. Le CNC s’attache à restituer ces regards, certes peu nombreux, mais lucides qui souvent disposent les dispositifs techniques pour nourrir un ressenti du monde sans concession."

Deux documentaires y sont présentés :
Allah au Cachemire de Louise Weiss (1956, France)
Répétition à l'Opéra de Pékin de Joris Ivens et Marceline Loridan-Ivens (1975, France)


+ Consulter le programme complet
+ Site des Rencontres cinéma et société