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International Documentary Festival Amsterdam (IDFA)

Du 18 novembre au 6 décembre 2020 - Amsterdam & en ligne





Envisagée depuis le mois de mars et les premières mesures de confinement en Europe, l’évolution de l’IDFA en une forme hybride demeure donc l’hypothèse retenue en ce mois de novembre assombri par le rebond de la pandémie. Élaborée et enrichie avec les festivals partenaires de Rotterdam, d’Utrecht et de Cinekid, une plateforme en ligne permettra le live-streaming des principaux événements et services du festival amstellodamois. Autre conséquence des bouleversements actuels, la programmation dévoile un nombre réduit de films : 258 en 2020 alors que les éditions précédentes en proposaient plus de 300. Elle n’en demeure pas moins une vitrine de la création documentaire internationale – 72 nationalités engagées sur ces écritures singulières, dans le respect de la parité.
 
En vertu de la réouverture des salles de cinéma, prévue par le gouvernement néerlandais le 19 novembre, le festival a décidé le maintien symbolique des premières rencontres des films et de leurs auteurs et autrices avec un public réduit. Ce sera notamment le cas pour le documentaire Nothing But the Sun d’Arami Ullón qui fera l’ouverture du festival ou encore pour Le Fils de l’épicière, le Maire, le Village et le Monde de Claire Simon. Ces deux films font partie des douze sélectionnés pour la section compétitive des longs métrages documentaires : Gorbachev. Heaven (Vitaly Mansky) ; Inside the Red Brick Wall (Hong Kong Documentary Filmmakers) ; Morning Star (Nantenaina Lova) ; Nemesis (Thomas Imbach) ; The New Gospel (Milo Rau) ; Odoriko (Yoichiro Okutani) ; Radiograph of a Family (Firouzeh Khosrovani) ; Le Temps perdu (María Alvarez) ; War and Peace (Massimo D’Anolfi, Martina Parenti) ; White Cube (Renzo Martens).

Gianfranco Rosi est l’invité d’honneur de cette édition. Cinéaste voyageur né en Érythrée, élevé à Istanbul puis formé à la University Film School de New York, l’Italien y présentera son dernier film, récemment projeté à Venise, livrera une master class et accompagnera la rétrospective qui lui y est consacrée. Après les eaux pures du Gange (The Boatman), le désert californien (Below Sea Level), la ceinture périphérique de Rome (Sacro GRA) ou encore l’île de Lampedusa (Fuocoammare), Notturno s’inspire de fragments de vie recueillis ces trois dernières années le long des frontières de l’Irak, du Kurdistan, de la Syrie et du Liban.
 
Parmi les sections non compétitives, la programmation des Masters propose de voir ou de revoir les œuvres les plus récentes du cinéma d’auteur, à l’instar de En route pour le milliard (Dieudo Hamadi), Epicentro (Hubert Sauper), Irradiés (Rithy Panh), Nardjes A. (Karim Aïnouz), A Night at the Opera (Sergei Loznitsa), Paris Calligrammes (Ulrike Ottinger), Ziyara (Simone Bitton). Dans la catégorie Best of Fests, parmi 48 films plébiscités à Berlin, à Sundance ou dans d’autres prestigieux festivals cette année, nous noterons également la présence de cinq films réalisés ou coproduits en France : Gevar’s Land (Qutaiba Barhamji), Paradis suspendus (Sandra Madi), Jungle (Louis Mootz), Pyrale (Roxanne Gaucherand), Leur Algérie (Lina Soualem).

 
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