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Regard
img © Archive personnelle Sarah Maldoror

Exposition Sarah Maldoror : Cinéma Tricontinental

Jusqu'au 20 mars 2022 - Palais de Tokyo, Paris


Le Palais de Tokyo présente l'exposition Sarah Maldoror : Cinéma Tricontinental :

"Française née dans le Gers d’un père guadeloupéen, considérée comme pionnière du cinéma africain engagée dans les luttes de libération des pays de l’Afrique lusophone (Angola et Guinée-Bissau), mais attachée aux poètes de la Caraïbe francophone (Césaire, Damas, Glissant), Sarah Maldoror joue de ces labels, tout comme son œuvre défie les frontières géographiques et de genres.
 
Conçue comme un paysage de films qui superpose les histoires et les géographies, l’exposition revient sur les villes traversées par Sarah Maldoror – Paris, Moscou, Conakry, Alger, Fort-de-France ou Saint-Denis. Elle rend compte des dialogues que Sarah Maldoror a entretenu avec des figures intellectuelles, artistiques et politiques telles que Mario Pinto de Andrade, Aimé Césaire, Marguerite Duras, Jean Genet, Chris Marker ou William Klein, tout en créant de nouvelles conversations avec des artistes contemporain·e·s (Mathieu Kleyebe Abonnenc, Melvin Edwards, Ana Mercedes Hoyos, Kapwani Kiwanga, Maya Mihindou, Chloé Quenum, Maud Sulter et Anna Tje) et en rendant compte du travail et de l’engagement d’artistes qui, comme Mathieu Kleyebe Abonnenc, ont contribué à faire connaître le travail de Sarah Maldoror au-delà du monde du cinéma.
 
L’exposition explore également les difficultés que celle-ci a rencontré pour faire reconnaître son travail, le faire financer et le diffuser. Dès lors se dessine un parcours non-linéaire, rempli de "manques" (des projets non réalisés ou perdus) et de productions hétérogènes qui raconte en filigrane une certaine histoire de la production cinématographique de la seconde moitié du 20e siècle. L’exposition mêle ainsi son œuvre et son parcours de vie en tant que cinéaste, femme et mère, animée d’une nécessité politique de prendre la caméra autant que d’un besoin économique de filmer.

[...]"

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L’exposition se prolonge au sein de trois institutions parisiennes et franciliennes, afin de décliner la cinégéographie de Sarah Maldoror : au Musée de l’Homme, au Musée de l’Histoire de l’Immigration ainsi qu’au Musée d’Art et d’Histoire Paul Eluard de Saint-Denis, par le biais de projections de films en continu et l’augmentation de certains récits par la présentation d’archives et la programmation d’événements.
 
L’exposition se prolonge également au sein d’un journal gratuit, de format tabloïd, dirigé par Cédric Fauq et François Piron, conçu par Julie Héneault (Espace Ness) et coordonné par Clément Raveu. Il rassemble un ensemble de documents visuels et textuels collectés au fil de la recherche sur cette exposition, permettant d’approfondir la biographie et la filmographie de la cinéaste, et les contextes dans lesquels elle a évolué, sur lesquels revient un entretien inédit avec les filles de Sarah Maldoror, Annouchka de Andrade et Henda Ducados.

+ Plus d'informations sur le site du Palais de Tokyo


En 1998, Sarah Maldoror était venue présenter son film Sambizanga au Festival International de Films de Femmes à Créteil. Elle y avait donné une leçon de cinéma dont un extrait est disponible sur le compte Vimeo du festival.

+ Visionner un extrait de la leçon de cinéma de Sarah Maldoror au Festival Films de Femmes

Lire l'article "Sarah Maldoror - Filmer la révolution, la négritude et ses poètes" sur le site des Écrits de film-documentaire.fr

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