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Lumière sur
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Festival DOC-Cévennes

Du 19 au 27 mai 2017



Le Festival International du Documentaire en Cévennes est désormais un rendez-vous annuel international du cinéma documentaire, à l’échelle d’un territoire clairement identifié, notamment grâce au classement des Causses et des Cévennes au patrimoine mondial de l’UNESCO.

DOC-Cévennes poursuit son engagement pour proposer des projections suivies de rencontres avec les réalisateurs invités ou des professionnels associés au film, des interventions d'acteurs associatifs, de philosophes, d'historiens, de sociologues, d'artistes, de journalistes lors des débats.

Le festival se définit par un réseau d'acteurs culturels locaux mobilisés autour de l'événement. Il s’étend désormais sur une période plus longue et sur huit sites du territoire, son cœur restant à Lasalle.

Le festival touche chaque année de nouveaux publics parce qu'il permet à de nombreux films de la sélection d’accéder à une seconde diffusion et qu'il en fait bénéficier les festivaliers toujours plus demandeurs, dans d'autres villes et villages de l’Hérault, du Gard et de la Lozère.

Guilhem Brouillet, délégué général de DOC-Cévennes


L’Association Champ Contrechamp, organisatrice du festival, inaugure en 2017 un hors-les-murs avec l’IRIS, Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux.
Cinq spécialistes, anthropologues et sociologues, présenteront le film qu’ils auront choisi en écho à leurs travaux de recherche et leurs préoccupations :
 
- An Insignificant Man, film de Kushboo Ranka et Vinay Shukla, est présenté par Nicolas Jaoul, anthropologue du politique.
 
- La Mort de Danton, film d’Alice Diop, est présenté par la sociologue Isabelle Coutant.
 
- Le Gendarme citron, film de Gilles Dagneau, est présenté par Alban Bensa, anthropologue.
 
- Loin du Vietnam, film collectif (Jean-Luc Godard, Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch, Alain Resnais, Agnès Varda), est présenté par Michèle Leclerc-Olive, sociologue.
 
- Mediterranea, film de Jonas Carpignano, est présenté par Chowra Makaremi, anthropologue.
 
 
Éliane de Latour les rassemblera pour une table-ronde sur "Comment questionner notre monde aujourd’hui ?". La démarche de réalisation sera vue à travers le prisme des méthodes de recherche en sciences humaines : quel rôle joue-t-elle au moment de l’enquête, en tant que source, comment l’engagement humain qu’il suppose s’inscrit dans la problématique scientifique et au sein des diverses formes de restitutions ?
+ Consulter le programme de la table-ronde "Comment questionner notre monde aujourd’hui ?"
 
La rencontre "Politique des images" avec Nicolas Jaoul, anthropologue spécialiste de l’émancipation des Dalits en Inde, développera la lutte de cette caste pour sortir de l’invisibilité et créer sa propre représentation.
+ Consulter le programme de la rencontre "Politique des images"
 
Considérer l’esthétique comme une politique est une conviction de SLON-ISKRA, coopérative initiée en 1968 pour produire Loin du Vietnam. "Développant une logistique à taille humaine adaptée aux réalités mouvantes du terrain, les productions SLON – devenue ISKRA à partir de 1974 – partent toujours d’un état du social et du politique, chaque sujet inventant alors la forme qui lui convient, celle que le sujet exige."
 
La question de la subjectivation politique sera abordée par l’association REAL Occitanie dans la rencontre "Quand un réalisateur filme un metteur en scène de théâtre" : le film Mixed Feelings de Guy Davidi permettra d’interroger le jeu de miroir entre ces deux processus créatifs et ses potentialités pour la société israélienne. Les récents Entre les frontières de Avi Mograbi ou Ghost Hunting de Raed Andoni, respectivement en Israël et Palestine avaient déjà montré la puissance de ces expériences théâtrales.
+ Consulter le programme de la rencontre "Quand un réalisateur filme un metteur en scène de théâtre"

Le Focus sur le cinéma québécois présente le dernier volet de la Trilogie Le Miroir sur la scène, où le théâtre sert également de révélateur, cette fois à l’évolution de la société québécoise. Son troisième volet, Nous autres, les autres, film de Jean-Claude Coulbois, questionne la quête identitaire de cinq artistes de la scène contemporaine entre migration et insularité.
 
La grande cohérence de l’ensemble de la programmation pourrait être représentée par la restitution de la résidence de René Ballesteros à l’Université Paul Valéry Montpellier 3. Il y a mené un atelier artistique en proposant aux étudiants d’aller à la rencontre des travailleurs manuels qui assurent le fonctionnement quotidien de ce pôle : électriciens, menuisiers ou peintres. "Tous ont eu le sentiment au cours de ce projet documentaire de passer de l’autre côté, d’accéder à un monde invisible et inconnu auparavant."

 
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+ Lire l'entretien avec Guilhem Brouillet, délégué général du festival, sur le site Culturopoing