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Barbet Schroeder : le vertige des abîmes

L'heure du documentaire - France Culture


Si un réalisateur se raconte à travers les thèmes et les personnages qu'il choisit de filmer, la filmographie de Barbet Schroeder brosse de ce dernier un portrait inquiétant : excès, états limites, mensonges, points de non retour, morale douteuse. Le cinéaste, toutefois, désapprouverait sûrement qu'on en tire trop vite des conclusions : il n'aime pas s'étendre sur lui-même et sur le "hors champ" de sa vie.

"Le véritable état limite, ce serait le moment où on arrive à toucher la vérité."

Tournées sur plus de trente ans, ses rares plongées documentaires prolongent l'exploration des abîmes de l'humanité qu'il mène depuis toujours dans ses fictions : drogues (More), rituels sadomasochistes (Maîtresse), fascination du jeu (Tricheurs), réversibilité du Bien et du Mal (L'Enjeu), crime... (à peu près tous les autres).

Fascination du pire ? Voyeurisme ? Chez Barbet Schroeder cependant, violence et déviances se teintent de mystère et de courtoisie, parce rien n'est jamais moins simple que le réel, et parce que la jubilation nait du trouble.

En mai 2009, l'émission Sur les docks de France Culture diffuse un documentaire de Amaury Chardeau et Diphy Mariani consacré à Barbet Schroeder, "le réalisateur insaisissable qui interroge l'invérifiable".

Rencontre chez ce cinéaste secret, esthète du contre-pied, avec lequel sont retracés la genèse, les inspirations et la fabrication de trois de ses documentaires : Général Idi Amin Dada : autoportrait, L'Avocat de la terreur et The Charles Bukowski Tapes - un dictateur sanguinaire, un avocat sulfureux, un écrivain maudit.

Avec Barbet Schroeder ; Jean-François Rauger, directeur de programmation à la Cinémathèque française ; Denise de Casabianca et Nelly Quettier, monteuses ; Jacques Vergès, "avocat de la terreur".


+ Écouter l'émission en podcast sur le site de France Culture