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Souvenir d'un avenir
© Les Films de l'équinoxe
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COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Couleur du temps, couleur des jours, la moisson des photographies de Denise Bellon n’est rien d’autre, peut-être, qu’un passionnant journal, le journal d’une vie ouverte à son époque, de 1935 à 1955. Denise Bellon a fait partie, depuis sa création dans les années 30, de l’équipe de ” l’Alliance-Photo”, Agence photographique de presse. Ses images ont été publiées en France et à l’étranger dans des grandes revues. L’itinéraire de l’artiste emprunte constamment les chemins de la liberté. Sa règle d’or est la curiosité et l’attention donnée au monde. Un photographe est un voleur d’instants. Son Rolleiflex à la main, Denise Bellon ne cesse jamais d’aller à la rencontre de la vie, d’avoir rendez-vous avec des êtres, de capturer les beaux visages inconnus et les voisins célèbres, les flâneurs de la Seine, Prévert et sa bande, les ferrailleurs et Marcel Duchamp, André Masson ou Pierre Bonnard dans leurs ateliers. Jour après jour, ce journal en images tisse la trame du temps : au hasard de la grand’ville, au rythme de l’Histoire, de l’Exposition Universelle de 1937 aux nuits de l’Occupation, des amis surréalistes à Auguste Lumière, d’un mariage gitan à Giono et Joë Bousquet, l’amitié et la découverte font la ronde. Et en filigrane de ce témoignage d’une vie, on devine le sourire de celle qui sut tendre au temps le miroir d’une époque.
Un hommage à l'artiste où la beauté des photographies rivalise avec la justesse des textes lus par Pierre Arditi.

A portrait of photographer Denise Bellon, who pioneered the art of photojournalism, Remembrance of Things to Come is bookended by two Surrealist exhibitions (1938 and 1947). Or, as Marker terms them : “Two small Islands of strangeness, as between two hands.” Circuitous and discursive, the narrative is pinned in place by Bellon’s extraordinary eye. Her images catch and hold the past, whether it is Salvador Dali’s Rainy Taxi, Finnish soldiers training for war, or the Surrealists’ post-war reunion. Marker says, “The history of the century’s end will be that of its masks.” Composed like Marker’s most famous work (La Jetée) out of still images, the film is light on its feet, vivid, and given to quicksilver shifts in mood and content.

À propos du film
Distinctions