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Green Guérilla
© Les productrices
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Sylvaine Dampierre, Bernard Gomez

SON

Myriam René

MONTAGE

Sophie Reiter

PRODUCTION / DIFFUSION

Les Productrices d'Ores et déjà, TV 10 Angers

PARTICIPATION

CNC, Fondation de France, Media

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Les Productrices d'Ores et déjà, Documentaire sur Grand Écran, La Maison du doc

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

À New York, c'est sur les béances de l'espace urbain que des groupes de citoyens ont semé et réalisé une utopie : créer des jardins communautaires sur les décombres. Les jardins sont de fragiles enclaves dans l'immensité de la ville, ils recèlent des traces de l'histoire humaine de New York. Les jardins s'y inventent des racines, y façonnent des souvenirs d'enfance pour leurs enfants, y trouvent les moyens d'améliorer la vie de leur communauté.
Malgré la pression immobilière et l'hostilité de la municipalité, qui en détruit chaque année plusieurs dizaines, on compte encore aujourd'hui près de 750 de ces jardins. C'est au cœur des quartiers défavorisés que le film trouve son ancrage pour dessiner un portrait de New York à échelle humaine, avec ceux qui y ont érigé de fragiles barrières contre la loi de la jungle : des hommes et des femmes entrés en résistance, tout simplement.

Collection documentaire D'un jardin, l'autre comprenant : L'Île - Un enclos - Green Guérilla - La Rivière des galets
"C’est une idée simple qui a affermi ma volonté de passer à l’acte : les jardins dessinent pour ceux qui les font un centre du monde, et se placer au centre du monde dessine un point de vue d’où le filmer. J’ai donc abordé le cinéma en jardinière, avec patience et modestie, dans la projection et le rêve, en plongeant mes mains dans la terre et en prenant le temps. Dès lors, je n’ai pas décidé de faire un film, mais j’en ai dressé une liste comme on dresse un plan de jardin au cœur de l’hiver : un jardin ouvrier, un jardin en prison, un jardin d’insertion, des jardins communautaires … ma liste était plus longue mais les quasi 10 ans qu’il m’a fallu pour faire "pousser" ces 4 films m’ont conduite à prendre ensuite des chemins de traverses, à miser sur d’autres "idées", sans jamais perdre de vue mon objet de départ. Un jardin c’est un monde circonscrit, une scène où le corps parle, où la pensée d’envole, où les paroles s’ancrent et où les mots de racines, de terre, de mémoire, de traces, trouvent des traductions concrètes; un monde de formes et de mouvements, où jouent la lumière et le temps ; un monde bruissant et feutré où s’entendent les échos du monde : un lieu idéal pour faire du cinéma. J’ai avec ce projet forgé mes outils et établi mon vocabulaire, au fond je continue à rêver mes films de la même façon, à espérer rencontrer d’autres jardiniers… " Sylvaine Dampierre

In New York, it's on the gaps of the urban tissue that different citizens groups have sawn a utopia : making community gardens bloom on derelict land. Those gardens are fragile enclosures lost in the immensity of the city, suffused with signs of the human memory of the city. They are places where gardeners are digging their roots, sewing memories for their children and finding means to improve the life of their community. In spite of the pressure of the real estate sector and the hostility of City Hall, which destroys several dozen-community gardens every year, there are still approximately 750 gardens remaining today. The film takes place in some of these gardens in the heart of New York poorest neighbourhoods and draws a portrait of the city at a human scale, with those who have erected fragile barriers of protection from the law of the jungle : showing men and women just resisting.