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Blessures exquises
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Nina Barbier

PRODUCTION / DIFFUSION

Balthazar Films, France 3 Alsace, France 3 Grand Est

PARTICIPATION

CNC, Communauté urbaine de Strasbourg (CUS)

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Balthazar Films, La Maison du doc

ISAN : ISAN 0000-0001-77D1-0000-P-0000-0000-0
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • France | 2003 | 51 minutes | Beta digital
  • Un film de Nina Barbier

Une chose est sûre : la douleur donne du poids à l'acte. Elle rappelle l'importance du moment vécu. Effet de mode ou affirmation de l'appartenance à un groupe ? La douleur marque le prix de l'expérience, comme un rite personnel de passage. "Blessures exquises" suit une démarche personnelle face à la douleur. La passion même existe-t-elle sans douleur ? Dans l’art, la littérature ou le sport, elle fait partie du processus créatif, de la volonté de repousser les limites du corps. Pour David Le Breton, sociologue, le corps est aujourd'hui oublié, menacé, méprisé. Les efforts physiques sont en grande partie supprimés, nombres de sensations liées à la dépense musculaire ne sont plus. Pour certains, le corps humain semble imparfait, mal connu, peu performant : il faut l'améliorer le rendre plus beau, plus viril, plus attirant, mais cela ne se fera pas sans souffrance. De nombreuses méthodes existent pour bonifier ce corps encombrant qui n'est encore qu'un brouillon : chirurgie esthétique, tatouages, piercings. Ainsi marqué, modifié, le corps devient le résultat d'une action délibérée, le signe d'un style. Un rugbyman meurtri par de multiples fractures, un "body-artist" qui met en scène son corps ou un alpiniste qui sublime dans la douleur, ont chacun des éléments essentiels à nous transmettre. Sublimation ou masochisme ? "Blessures exquises" souhaite être une "lucarne" ouverte sur cette dualité douleur-passion, qu’elle ne fasse plus peur et qu'au contraire, elle initie une réflexion, pour le meilleur et pour le pire

One thing is certain : pain gives weight to an action. It reminds us of the importance of the moment experienced. Fashion or affirmation of the fact of belonging to a group ? Pain marks the price of the experience, like a personal rite of passage. "Blessures exquises" follows a personal approach to pain. Does passion even exist without pain ? In art, literature or sport, it is part of the creative process, the will to push back the limits of the body. For David Le Breton, sociologist, the body today is forgotten, threatened, despised. Physical efforts for the most part are abandoned, many sensations connected with the use of muscles no longer exist. For some people the human body seems imperfect, unknown, not very efficient. : it has to be improved, made more beautiful, more virile, more attractive, but that cannot happen without suffering. There are many methods of improving this cumbersome body which is still only a rough draft : plastic surgery, tattoos, piercing. Thus marked, modified, the body becomes the result of a deliberate action, the sign of a style. A rugby player battered by numerous fractures, a "body-artist" who exhibits his body or a mountaineer who sublimates in pain, each has essential elements to convey to us. Sublimation or masochism ? "Blessures exquises" aims to be a small window open to this pain-passion duality, so that it no longer frightens and on the contrary it initiates a reflection, for better and for worse