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Darius Khondji, directeur de la photographie
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Bruno Ulmer

AUTEUR(S)

Catherine Ulmer

PRODUCTION / DIFFUSION

Palette Production, Iliôm, France 5, France 5

PARTICIPATION

CNC

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Palette Production, Images de la culture (CNC), BnF - Bibliothèque Nationale de France

ISAN : ISAN 0000-0001-9400-0002-7-0000-0000-G
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Depuis Délicatessen (Caro et Jeunet, 1991), Darius Khondji est devenu l’un des directeurs de la photographie les plus innovants et les plus demandés. Chacun de ses films – Seven (D. Fincher), Beauté volée (B. Bertolucci), Evita (A. Parker), Alien, la résurrection (J-P. Jeunet), La Neuvième Porte (R. Polanski), Anything Else (W. Allen) – dévoile une sensibilité et une audace extraordinaires dans la façon de créer l’image. Jeux d’ombres, contrastes, saturation des couleurs, la lumière de Khondji participe, pour reprendre ses mots, à "la dramaturgie de l’histoire".
Sa sensibilité et sa passion pour les jeux d’ombres et de lumière lui viennent de l’enfance. À l’âge de 12 ans, il réalise son premier film en 8 mm, une fiction en hommage à son héros de l’époque, Dracula. Le "style Khondji" va naître de ces premières expérimentations d’adolescent : mouvements dans la pénombre, jeux de couleurs… En référence aux maîtres qu’il découvre à la Cinémathèque française, Misogushi, Nicholas Ray, Buñuel, etc., Darius Khondji développe sa propre recherche esthétique, multipliant ses tournages en 8 mm et super 8, convoquant sa famille, ses amis, dont Louis Becker, fils de Jean et petit-fils de Jacques Becker…
Souvent avec la maladresse d’un enfant, mais avec certitude, il expérimente sans cesse, joue de la sensibilité de ses caméras amateur pour traquer les rayons de lumière, pour tenter de filmer l’obscurité, pour saisir le contraste d’un contre-jour. Darius Khondji invite à regarder tous ses films d'enfance, réunis et montrés pour la première fois dans ce documentaire, à suivre les chemins de sa passion pour le cinéma, à comprendre comment, derrière sa signature aujourd’hui au service des plus grands réalisateurs, se cache la fascination d’un adolescent pour la lumière.

Since Delicatessen (Caro and Jeunet, 1991), Darius Khondji has become one of the most innovative directors of photography and one of the most sought after. Each of his films – Seven (D. Fincher), Beauté volée (B. Bertolucci), Evita (A. Parker), Alien, la résurrection (J-P. Jeunet), La Neuvième Porte (R. Polanski), Anything Else (W. Allen) – reveals an extraordinary sensitivity and daring in the way of creating the picture. Khondji’s play of shadows, contrasts, saturation of colours, light, participate, to use his own words, in "the drama of the story".
His sensitivity and passion for the play of shade and light go back to his childhood. At the age of 12 he made his first film in 8 mm, a fiction as a tribute to his hero of the time, Dracula. The "Khondji style" was born of those first teenage experiments : movements in the half-light, play of colours... In reference to the masters that he discovered in the French cinema, Misogushi, Nicholas Ray, Buñuel, etc., Darius Khondji developed his own aesthetic research, repeatedly filmed in 8 mm and super 8, summoning his family, his friends, including Louis Becker, son of Jean and grandson of Jacques Becker...
Often with a child’s clumsiness, but with certainty, he kept experimenting, playing with the sensitivity of his amateur cameras to track down rays of light, to try to film the darkness, to seize the contrast of backlighting. Darius Khondji invites us to look at all his childhood films, brought together and shown for the first time in this documentary, to follow the path of his passion for the cinema, to understand how, behind his signature that today serves the greatest film directors, hides a teenager’s fascination for light.