film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Douglas Sirk, de l'autre côté du miroir
© Movie Da Production
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Alain Mazars

IMAGE

Henry Notturno

MONTAGE

David Pujol

MUSIQUE ORIGINALE

Jessica Mazars

PRODUCTION / DIFFUSION

Movie Da Production

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Movie Da Production, Images de la culture (CNC)

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Sur des extraits et des photogrammes des films de Douglas Sirk (1897-1987), des critiques, tels Louis Skorecki et NT Binh, et des réalisateurs, tels Philippe Le Guay et Lucile Hadzihalilovic, retracent, film après film, la carrière du réalisateur d’origine allemande devenu maître du mélodrame hollywoodien. Ils analysent en particulier ses personnages clivés et une mise en scène qui se nourrit de couleurs vives et de miroirs infranchissables.
Après des mises en scène au théâtre et des mélodrames pour la UFA, Sirk s’exile en 1937. À Hollywood, il s’essaie à tous les genres avant de réaliser une série de grands mélodrames comme autant de portraits de vies manquées. La mise en scène y révèle l’intériorité des personnages par le jeu des lumières et des décors. Ainsi, l’emphase des couleurs du Secret magnifique (1954) répond à celle d’une intrigue dominée par les coups de théâtre, tandis que, dans Tout ce que le ciel permet (1955), l’ironie est à son comble quand Jane Wyman regarde par la fenêtre des enfants qui chantent innocemment alors que les siens viennent de la rejeter. Ses mélodrames sont des trompe-l’œil : le frère et la sœur destructeurs d’Écrit sur du vent (1956) intéressent davantage le cinéaste que les héros trop communs et, dans Mirage de la vie (1959), la blonde actrice laisse au fil du récit la première place à sa servante noire. Mais les uns comme les autres sont condamnés à ne vivre qu’une imitation of life.
(Martin Drouot)