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Les Mercredis de La Chalouette
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Philippe Vallois

PRODUCTION / DIFFUSION

Films du Toucan, INA - Institut National de l'Audiovisuel

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Films du Toucan

ISAN : ISAN 0000-0001-94D2-0000-D-0000-0000-Z
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Durant l'hiver 93-94, je me suis rendu tous les mercredis dans la maison de retraite médicalisée "La Chalouette" pour y créer une animation : je filmais les pensionnaires avec une petite caméra et je leur présentais en suivant les images enregistrées. Malgré le peu d'intérêt que les plus atteints par l'âge portent en général à la télévision, le fait de se retrouver sur l'écran les sortait de leur torpeur, les amusait, les fascinait. Ils pouvaient rester ainsi des heures accrochés à ces images de leur quotidien ; peut-être parce que ce quotidien est le dernier lien avec la vie, et se détache avec force des souvenirs confus. J'ai dû faire au départ un certain effort pour ne pas me laisser entraîner dans la morosité ambiante. Et puis, peu à peu, j'ai été touché par la sincérité, la bonté, l'intérêt que me portaient ces nouveaux amis. Ils offraient à ma caméra une multitude de petits scénarios inspirés de leurs peurs, de leurs obsessions, des cicatrices de leur vie passée.

During the winter of 1993-1994, I went every Wednesday to the old people's nursing home, "La Chalouette", to entertain them : I filmed the pensioners with a small camera and afterwards showed them the recording. Although the older people generally show little interest in watching television, they were enlivened, amused and fascinated at seeing themselves on the screen. They could thus spend hours with their eyes riveted on these images of their daily life ; perhaps because this everyday existence was their last link with life and stood out vividly from their confused memories. I first had to make something of an effort to prevent myself from being affected by the morose atmosphere. And then, gradually, I was moved by the sincere, kind feelings and the interest which these new friends showed me. They gave me the opportunity to film numerous short scenarios of their fears, their obsessions and the scars left by their past experiences.