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Aveux et Désaveux
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Laurent Portes

PRODUCTION / DIFFUSION

Doc en stock, 13e Rue, 13e Rue

PARTICIPATION

CNC

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Doc en stock, La Maison du doc

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • France | 2005 | 52 minutes | Digital vidéo
  • Un film de Laurent Portes

Si, désormais, la génétique est la reine des preuves, l’aveu reste la pierre d’achoppement de la procédure judiciaire. Si un individu avoue un crime, c’est qu’il l’a commis. C’est un point irréfutable, et considéré comme tel par les instances policières et judiciaires françaises. En retraçant trois affaires emblématiques de ces 15 dernières années (l’affaire Dils, l’affaire Roman, l’affaire Dickinson), le film "Aveux et Désaveux" pose la question du respect de la présomption d’innocence lors des périodes de garde-à-vue. Malgré la présence d’un avocat à la première heure, malgré les dispositions du code de procédure pénale, précisant que l’officier de police judiciaire enquête à charge et à décharge, la garde-à-vue reste en effet une phase de procédure discrétionnaire, durant laquelle le suspect est totalement livré aux pressions des enquêteurs. Et lorsqu’il s’agit d’affaires particulièrement difficiles, avec viol ou meurtre d’enfant par exemple, même les plus endurcis des enquêteurs peuvent perdre pied. Qu’un suspect se présente et le dérapage est possible. Construit autour de témoignages forts, dont celui de Patrick Dils, qui évoque en détail sa garde-à-vue, le film "Aveux et Désaveux" apporte au spectateur les éléments d’une réflexion objective, sur un thème fondamental en démocratie : celui de la faillibilité de la justice

If genetics is the queen of evidence, confession remains the stumbling block to the legal procedure. If an individual confesses to a crime, therefore he is the perpetrator of that crime. This point is indisputable and considered as such by the French police and legal authorities. Through three symbolic cases of these last 15 years (Dils’ case, Roman’s case, Dickinson’s case), the film "Confession and Retraction" raises the issue of the respect to the presumption of innocence during police custody. Despite the presence of a lawyer in the first hour, despite the provisions of the Code of Penal Procedure, providing that the police officer investigates for the prosecution and for the defence, police custody actually remains a discretionary stage of proceedings, during which the suspect completely undergoes the pressures of investigators. In particularly difficult cases, including child rape or murder, for example, the most experienced investigators may get out of their depth. The appearance of a suspect may suffice to lead to possible mistakes. Through strong testimonies, including the statement of Patrick Dils who mentions his custody in detail, "Confession and Retraction" provides food for objective thought over a basic issue in our democracy: the fallibility of justice