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Les Survivants

"Les Survivants" relate la dernière année, la plus terrible peut-être : l’extermination des juifs hongrois et des tsiganes à Birkenau, l’évacuation en janvier par les nazis des camps de Pologne, les marches de la mort, l’attente de la fin dans les camps surchargés, ravagés par les maladies, le chaos apocalyptique des dernières semaines d’avril, l’arrivée des premiers soldats alliés, la libération sans joie qui n’est pas encore la liberté, le voyage de retour, l’accueil à l’hôtel Lutétia, la redécouverte du monde des vivants, les retrouvailles avec la famille quand elle a survécu. Ces paroles de survivants disent l’indicible, la souffrance extrême : l’ami abattu lors d’une marche, la mère qui meurt dans ses bras, la lutte impitoyable pour la survie dans la jungle des camps, la liquidation sauvage des kapos, le copain qui se laisse mourir, à bout de souffle, à bout d’espérance, la joie et la douleur mêlées des retrouvailles. Ils racontent encore, les revenants du printemps 1945, la difficulté de parler au retour et, encore plus, le refus des autres d’entendre. Les survivants n’étaient que quelques milliers, et leurs voix se sont fondues dans la longue complainte des malheurs de l’après-guerre. Soixante ans plus tard, dans l’hiver de leur vie, ils parlent

Throughout the summer of 1944, Auschwitz, the huge concentration camp, continued to function: an aerial photo taken on August 23, 1944, shows the various camps that made up the complex -- at the bottom of the frame Auschwitz I, the concentration camp; at the top Birkenau (Auschwitz II), the extermination camp with its gas chambers and crematoria. The Allies, however, were more interested in Buna-Monowitz (Auschwitz III), an industrial complex where deportees were used as slave labour. An air raid was launched on the IG Farben factories, which produced synthetic rubber, but left the gas chambers intact. In March 1944, a new siding was built so the trains could enter the heart of Birkenau. On May 15, the new track was used to receive a transport of Hungarian Jews, whose extermination had recently been decreed by Himmler. Between May 15 and July 8, 435,000 Hungarian Jews were deported to Auschwitz. On May 26, a transport of 3,500 Jews arrived from Hungary. Exceptionally, an SS photographer was present: in a series of 197 photos he captured for the memory of humanity the process of "selection" on the platform at Birkenau. The faces of these women and children who are about to die constitute the sole trace of the millions of Jews gassed at Birkenau. Between 5 and 7 transports like that one were arriving every day. The numbers were such that soon a long queue stretched along the path leading to the gas chambers