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La Maison de verre
The Glasshouse
© Les Films d'ici
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    Les Films d'ici

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  • Depuis ses origines en 1978, le fonds Images de la culture, géré directement par le CNC depuis 1996, constitue un outil privilégié pour la diffusion de la culture audiovisuelle en France. Le catalogue totalise aujourd’hui plus de 2700 œuvres documentaires.

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  • Film disponible à l'Adav, catalogue réservé aux établissements éducatifs et culturels.
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  • Ce film est préservé et consultable à la Bibliothèque nationale de France (bibliothèque de recherche, sur accréditation).
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En 1928, le docteur Dalsace, propriétaire d’un petit immeuble dans le 7e arrondissement de Paris, veut faire construire à sa place un bâtiment neuf. Il en confie la réalisation à son ami Pierre Chareau (1883-1950). Mais le troisième et dernier étage étant occupé par une vieille locataire qui refuse de quitter les lieux, Chareau conçoit une structure métallique qui se glissera sous cet étage et dessine une maison ultramoderne dont la façade sera en pavés de verre. L’architecte va aussi devoir jongler avec les usages, puisque la maison abrite au rez-de-chaussée le cabinet du docteur Dalsace, au premier étage les espaces de réception et au deuxième les chambres ainsi qu’une aile de service héritée des demeures bourgeoises traditionnelles. La nouvelle maison sera à l’image de Pierre Chareau, cas rare dans l’histoire de l’architecture. Ce dandy insouciant, passionné de modernité, travaillait à cheval sur trois domaines : le mobilier, l’aménagement intérieur et l’architecture proprement dite. De toutes ses réalisations, seule subsiste la “maison de verre”, un objet extraordinairement dense et compact, un bijou de modernité.

"La maison de verre conçue par l’artiste décorateur Pierre Chareau entre 1928 et 1933 à Paris est le fruit d’une recherche formelle et technique inédite qui modifie la répartition traditionnelle entre architecture et décoration. Pour conforter l’image de cette "maison cinématographique", Stan Neumann et Richard Copans la parcourent en tous sens, jusque dans les espaces dissimulés par des meubles-cloisons ou des escaliers escamotables.
Le client est aisé (le docteur Dalsace), mais la commande est délicate : à Saint-Germain-des-Prés, transformer un petit hôtel particulier entre cour et jardin afin d'en augmenter la surface habitable, de permettre la double circulation de la vie domestique et du cabinet médical, tout en maintenant un locataire sous les combles. Pour résoudre ce problème, Chareau évide les deux étages sans toucher aux combles et les remplace par une ossature métallique. Toute la surface est ainsi dégagée. Les façades coincées entre des murs mitoyens sont redessinées pour faire pénétrer le maximum de lumière. Côté cour, une façade lisse constituée de pavés de verre translucides qui isolent "comme un écran empêchant de voir et d'être vu" ; côté jardin, de grandes dalles de verre transparent, des bow-windows et une terrasse. À l'intérieur, une étonnante variété de parcours : "Un jouet ingénieux imaginé par un artiste délicat pour sa propre délectation.""
(Annick Spay)