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Five
© Mk2
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Abbas Kiarostami

IMAGE

Abbas Kiarostami

SON

Abbas Kiarostami

MONTAGE

Abbas Kiarostami

MUSIQUE ORIGINALE

Abbas Kiarostami

PRODUCTION / DIFFUSION

MK2 Films

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

MK2 Films, ADAV, MK2 Éditions

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Sur une plage de sable repose un vieux morceau de bois sec, baigné par les vagues. Petit à petit, il se détache, part à la dérive et se casse en deux : l’une des parties reste sur la plage, l’autre se perd dans les vagues puis réapparaît brièvement avant d’être finalement emportée par la mer pour disparaître. Les histoires qu’Abbas Kiarostami raconte dans les cinq séquences de Five sont toutes des miniatures peu spectaculaires. Mais c’est précisément à cette toute petite échelle qu’elles traitent minutieusement d’un thème qui devient, dans le film, un sujet universel. Elles évoquent la manière dont une chose est mise en mouvement, surgit, passe et disparaît. Dans Five, c’est ce qui arrive à un morceau de bois dans le sable, mais aussi à des gens qui passent devant la caméra sur l’allée de la plage, ou à des canards qui se dandinent dans le champ de la caméra en cancanant, comme s’ils voulaient parodier l’humanité tout entière. Le théâtre des récits miniatures de Kiarostami, c’est la mer. Au départ, on la reconnaît clairement à l’image. Mais par la suite, sous le bruit des vagues, un lent fondu au blanc la transforme progressivement en une surface abstraite. Dans la dernière séquence, tournée de nuit, on la devine seulement. Peu à peu, le bruit des vagues n’est plus perceptible. À sa place, on perçoit le cri d’un animal qui s’emballe rythmiquement avant de s’estomper. C’est certainement sur le rythme des vagues et des sons que s’appuie Five, le film lyrique de Kiarostami.
Grâce à lui, ses récits d’apparition, d’existence, de disparition et d’effacement des choses s’enchevêtrent en des expériences intenses et sensuelles.

A beach with an old piece of dry wood, washed by the waves. The driftwood breaks from the sand and splits into two separate parts: one stays on the beach, the other vanishes behind the waves, surfaces again briefly, is finally carried out to sea and vanishes. The stories told by Abbas Kiarostami in the five shots of Five are all unspectacular miniatures. But on their miniature scale they deal meticulously with a theme that becomes universal in the film – how something is set in motion, emerges, passes and disappears. This happens in Five not only with a piece of wood in the sand but also with people strolling past the camera on a beach promenade, or with ducks that waddle quacking across the screen, as if they wanted to parody the whole of humanity. The scene of Kiarostami’s miniature narratives is the sea. At first it can be clearly recognized in the picture; but later it is visibly transformed into an abstract surface by a slow fade-out in white, accompanied by the swishing of the waves.
In the last shot filmed at night the viewer can only guess that the sea is present. Even the swishing is no longer audible; instead the cry of an animal can be heard, rhythmically breaking out and ebbing away again. It is probably the rhythm of the waves and sounds that forms the basis of Kiarostami’s lyrical film Five. In it his stories of emergence and growing, of the disappearance and passing of things, are shaped into an intense, sensuous experience.

Thématique
Distinctions