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Alias Kurban Said
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Jos de Putter

PRODUCTION / DIFFUSION

Zeppers Films & TV, NPS-TV (Pays-Bas)

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Idéale Audience International

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Pays-Bas | 2004 | 90 minutes | Super 16 mm
  • Un film de Jos de Putter

Le dernier opus de Jos de Putter se savoure comme un bon polar : en 1937 paraît à Vienne, sous le pseudonyme de Kurban Said, un roman d’amour au titre évocateur de "Ali et Nino". En son temps, cette version orientale de "Roméo et Juliette" passe presque inaperçue, aujourd’hui elle rencontre un grand succès. Le mystère entourant l’identité véritable de son auteur n’y est pas étranger. À la manière d’un détective, le cinéaste enquête dans les méandres de l’histoire sur les traces de Said, extrayant des archives de très beaux documents filmés du début du siècle ainsi que des photos et des papiers administratifs, interrogeant les descendants des protagonistes de l’époque, confrontant des intellectuels autour de cette épineuse question. Kurban Said serait Lev Nussimbaum, fils d’un baron juif du pétrole, né en 1905 à Bakou : on le reconnaît sur une photographie jaunie, en compagnie de camarades de classe. Le jeune homme aurait ensuite émigré en Europe peu après la Révolution d’octobre. Kurban Said ne serait autre que Yussef Vezirov Chemenzemenli, écrivain azéri alors en exil à Paris : son fils est convaincu que l’histoire de la rencontre d’Ali et de Nino est celle de ses parents. Kurban Said aurait été le nom de plume de la baronne autrichienne Elfride Ehrenfels : des documents officiels l’attestent, qui sont brandis par des membres de sa famille. Et ainsi de suite, chaque piste permettant au film d’ouvrir un nouveau chapitre d’investigation.

Jos de Putter’s latest film is constructed like a detective story: in 1937, a love story with the suggestive title “Ali and Nino” was published in Vienna under the pseudonym of Kurban Said. At the time, this oriental version of “Romeo and Juliet” went almost unnoticed. However, the mystery surrounding its author’s identity accounts for the book’s success today. The filmmaker explores the twists and turns of history, following Said’s footsteps. His film contains wonderful archive footage shot at the turn of the century, as well as photographs and administrative documents. He questions the protagonists’ descendants and confronts intellectuals with the question raised in this story. It is assumed that Kurban Said was Lev Nussimbaum, the son of a Jewish oil baron, born in Baku in 1905. A yellowed photo- graph shows him together with his classmates. Following the October Revolution, the young man apparently immigrated to Europe. But Kurban Said was in fact none other than Yussef Vezirov Chemenzemenli, an Azerbaijani writer in exile in Paris at the time. His son is convinced that “Ali and Nino” is the tale of his parents’ encounter. Kurban Said might have just as well been the pseudonym of Austrian baronnes Elfride Ehrenfels. Official documents provided by family members seem to confirm this theory. And so on and so forth: each clue leads the film to investigate a different chapter.