film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
À chacun sa Venise
© On line productions
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Pierre-André Boutang, Annie Chevallay

PRODUCTION / DIFFUSION

On line Productions, ARTE France

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

On line Productions

ISAN : ISAN 0000-0002-A9BD-0000-J-0000-0000-H
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Auteur de Carnets vénitiens, Gérard-Julien Salvy loue Venise en amoureux timide comme "la ville absolue" et s’incline devant ses "lumières changeantes". Dans les pas du fantôme de Casanova dont il rappelle qu’il écrivit ses mémoires en français, Philippe Sollers part à la recherche du "temps retrouvé". Des Vénitiens la moquent comme une amante aux mœurs légères, la comparant à Las Vegas ou Taïwan. Dans son atelier surchargé, Guerrino Lovato, décorateur au verbe alerte, exalte la littérature érotique qu’elle a suscitée, les œuvres de Pierre Arétin ou du poète Baffo.
Mais Venise la libertine, qui s’est toujours plu à cultiver le paradoxe, fut aussi une redoutable république policière qui pratiquait la délation généralisée. Une ville où la fortune surgissait aussi vite qu’elle disparaissait, après une nuit dans un tripot. Riches et pauvres y échangeaient alors discrètement leurs rôles, à l’abri des masques. "À Venise, tout se mélange, tout le temps."
Le philosophe Toni Negri, lui, évoque Venise la rouge, lorsque, étudiant, dans les années soixante, il écumait ses cafés avec ses compagnons de lutte avant de déferler avec eux place Saint-Marc. "Le gauchisme est né ici", explique-t-il, dans l’ombre des cheminées de Porto Maghera.