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Un génocide à huis clos
© Première Nouvelle
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Alexandre Dereims

PRODUCTION / DIFFUSION

M6, Première Nouvelle

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Java Films, La Maison du doc

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Le sud de la Birmanie est interdit aux étrangers. C’est le territoire des Karens, une minorité ethnique martyrisée par le pouvoir birman. Depuis soixante ans, dans cette jungle hostile, la KNLA, l’Armée Nationale de Libération Karen, mène un combat désespéré contre la dictature militaire au pouvoir. Sept mille combattants sous équipés font face à plus de 100 000 soldats birmans. Une lutte inégale, une guerre oubliée de tous. Les généraux birmans ont décidé le nettoyage ethnique du pays Karen. La SPDC, l’armée birmane, concentre ses attaques sur les civils. Des bataillons entiers attaquent les villages, les soldats brûlent, pillent, violent, exécutent et torturent les habitants. En décembre dernier, Than Shwe, le chef historique de la dictature, a décidé de transférer la capitale de Rangoon à Pynmana, une petite ville de province au nord du territoire Karen. Depuis les offensives de l’armée birmane se sont multipliées. Désormais, ils sont 300 000 réfugiés karens à tenter de survivre dans les montagnes qui bordent la frontière thaïlandaise, sur plus de mille kilomètres. Les réfugiés souffrent de la faim, des mines, de la malaria. Aucune organisation humanitaire n’est admise dans cette partie de la Birmanie, la police thaïlandaise tente d’empêcher tous ceux qui veulent passer la frontière. Nous sommes entrés clandestinement en Birmanie, nous avons réussi à suivre les combattants karens pendant plusieurs semaines. Nous avons été témoin d’un génocide à huis clos

Foreigners are not allowed in South Burma. This is Karen territory, an ethnic minority brutalized by the Burmese authorities. For sixty years, in the midst of this hostile jungle, the KNLA, the Karen national Liberation Army, has fought a desperate war against the military junta in power. 7,000 ill-equipped men resist against over 100.000 Burmese soldiers. A one-sided fight, a war forgotten by all. The Burmese generals have decided to clean the country of Karens. The SPDC, the Burmese army, focuses its attacks on civilians. Whole battalions raid villages. Soldiers burn, loot, rape, execute and torture the inhabitants. Than Shwe, the historic leader of the military junta, decided the transfer of the new capital of Burma to Pynmana, a small provincial town north of Rangoon. Army attacks have since increased, plunging the Karen people into a major humanitarian catastrophe. There are now 300,000 Karen refugees attempting to survive in the mountains on the Thai border, some 750 miles long. Refugees suffer from malnutrition, malaria and mines. No humanitarian organisation is allowed in the region and the Thai border police tries all it can to stop anyone from crossing the border. We entered Burma illegally, and have managed to follow Karen fighters for several weeks. We were the witnesses of a secret genocide