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Une justice pour l'humanité
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Sylvie Cozzolino

PRODUCTION / DIFFUSION

France 3 Rhône-Alpes Auvergne, France 3 Rhône-Alpes Auvergne

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

France 3 Rhône-Alpes Auvergne

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Le 11 mai 1987 démarrait à Lyon le procès de Klaus Barbie, chef de la gestapo à Lyon en 1943-1944. L’ancien nazi, surnommé le "boucher de Lyon" a sur les mains le sang de résistants, dont celui de Jean Moulin et de plusieurs centaines de Juifs, dont des enfants. Barbie est connu pour sa sauvagerie. C’était la première fois qu’on jugeait, en France, le crime contre l’humanité. Trois crimes seront retenus contre l’ancien nazi : la rafle de 85 juifs, rue Sainte Catherine à Lyon ; l’organisation d’un ultime convoi de 650 personnes à destination d’Auschwitz le 11 août 1944, alors que la guerre touche à sa fin ; et, ce qui bouleversa le plus l’opinion publique, la rafle de 44 enfants juifs à Izieu, dans l’Ain. Ce procès historique qui, pour la première fois dans l’histoire de la justice, a été entièrement filmé, va permettre aux victimes, jusqu’ici ignorées, de faire entendre leur voix. Ce procès d’un Allemand va aussi aider la France à regarder dans le rétroviseur de l’histoire et juger ses propres criminels contre l’humanité : Paul Touvier et Maurice Papon (René Bousquet et Jean Léguai étant morts avant d’être jugés). Le procès de Klaus Barbie a certainement permis d’accélérer l’idée de justice internationale, née à Nuremberg en 1945. La Cour pénale internationale de La Haye s’est aussi édifiée sur la réflexion menée autour du procès de Lyon en 1987. Enfin, dernière vertu s’il en est, le devoir de mémoire qui démarra juste après le procès. Depuis 20 ans, juifs et résistants ne cessent de raconter l’horreur de cette période. Ils ont transmis cette connaissance de l’histoire aux jeunes générations et surtout inculqué un devoirᾀ