film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Les murs ont des visages
© Play film
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Bijan Anquetil, Paul Costes

IMAGE

Paul Costes, Bijan Anquetil

SON

Farokh Fadâhi

MONTAGE

Bijan Anquetil, Paul Costes

PRODUCTION / DIFFUSION

Play Film, Images Plus

PARTICIPATION

CNC, Fondation de France

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Andanafilms, La Maison du doc

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Les trois enfants Dastvaré sont morts au front, pendant la guerre Iran-Irak. Ils avaient 19, 22 et 27 ans. En 1985, à Téhéran, dans leur quartier, la République islamique d’Iran réalise une peinture murale à leur mémoire. Hier, l’État portait le drame de ces individus au rang de mythe national en créant une image idéalisée et exemplaire de ces trois frères. Une fresque, parmi les centaines de fresques de martyrs de la ville, à l’identique message officiel : ces jeunes soldats se sont sacrifiés, au nom de Dieu, pour la patrie. Ils sont morts en "martyrs". Aujourd’hui, l’absence des trois frères se fait toujours sentir dans le quotidien des parents. Alors que dans les institutions, la fresque est un dossier de plus, perdu dans une gestion devenue strictement administrative. La recomposition de l’histoire de cette peinture murale, d’hier à aujourd’hui, nous permet d’analyser le mythe fondateur d’un peuple "uni par le sang de ses martyrs", et de révéler l’actuelle désillusion qui entoure les idéaux hier exaltés par ces trois visages. Existe aussi en 52 min

All three Dastvaré children were killed during the Iran-Iraq War. The Islamic Republic of Iran had a mural painted in their memory. A fresco which, among hundreds of others in Tehran, represents these young soldiers who sacrificed their lives, in the name of God, for their country, dying as "martyrs of Islam". Today, in their neighbourhood, the legend of the "Dastvaré martyrs" still circulates, a complex mix of popular religion, State propaganda and personal memories. Les murs ont des visages questions the disillusion that surrounds an ideology based on the martyr’s figure, the founding myth of the Iranian new regime. Available in 52 min.

Distinctions