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L'Amour existe
© Les Films de La Pléiade
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COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Opposition entre la vie passée sur les bords de Marne avec ses guinguettes, ses promenades ou encore ses cinémas et le studio Méliès, et l'isolement de la banlieue des années soixante dont la population est au mieux logée dans des pavillons situés aux limites des aéroports, soit entassée dans des bidonvilles, soit dans des HLM qui déshumanisent peu à peu le paysage. Ce documentaire à la première personne dresse un réquisitoire contre diverses formes aliénantes de l'habitat, qu'il s'agisse des grands ensembles, des bidonvilles ou des pavillons de banlieue. Les images du début du film font songer à un titre célèbre de Riesman : "La Foule solitaire". On partage "l'enfer" des navetteurs, contraints à d'épuisants trajets quotidiens. À la manière des documentaires de l'époque, le commentaire charge l'image de la philosophie et des réflexions personnelles de l'auteur qui s'en prend à l'ennui, à la mesquinerie des destins individuels, aux ségrégations de la politique de logement, à l'aliénation de la publicité, aux consternantes carences des infrastructures culturelles. Quelques phrases, qui résonnent comme de véritables sentences, ont paradoxalement pour effet d'affaiblir quelque peu l'image en la faisant passer au second plan : "L'ennui est le principal agent d'érosion des paysages pauvres", "Le paysage étant également ingrat, on va jusqu'à supprimer les fenêtres (des HLM), puisqu'il n'y a rien à voir", "Le paysage a ses heures de marée basse", "La vieillesse comme récompense : ils ont payé pour être vieux, c'est le seul âge où on leur foute la paix, mais quelle paix !

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