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Pourquoi nous détestent-ils ? (Saison 4) - 1. Nous les migrants - 2. Nous les flics - 3. Nous les jeunes de banlieue
© Caméra Subjective
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Frédéric Chau, Clémentine Arnaud, Magid Berchid, Irina Muluile, Maud Richard, Edouard Mounier

PRODUCTION / DIFFUSION

Caméra Subjective, Planète+

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Caméra Subjective

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Migrants, flics et jeunes de banlieue sont régulièrement victimes de clichés, qui en font des boucs émissaires, et font naître des peurs : "les migrants viennent en France pour profiter du système", "les jeunes de banlieue sont des dealers et des voleurs", quant aux flics, "leur seule passion est de violenter des manifestants". Dans cette série documentaire, les comédiens Frédéric Chau et Irina Muluile, et le commissaire de police Magid Berchid, mènent chacun leur enquête et nous éclairent sur les raisons qui font de ces populations des victimes d’idées reçues.

1. Nous les migrants
Les migrants sont victimes de préjugés selon lesquels ils viendraient en France pour toucher les allocations familiales, voler le travail des Français, et aussi qu'ils seraient des délinquants et représenteraient une menace terroriste. Le comédien et scénariste Frédéric Chau, dont les parents ont fui le Cambodge à l'arrivée des Khmers rouges et se sont exilés à Paris, mène l'enquête pour comprendre d'où vient cette animosité. Aujourd'hui, 21% des migrants sont venus en France pour travailler et seuls 13% pour des raisons humanitaires, comme les parents de Frédéric Chau à la fin des années 1970.

2. Nous les flics
En suivant Magid Berchid, commissaire de police qui aime son métier, cet épisode tente de déconstruire le discours haineux envers les "flics" qui circule de nos jours. Les clichés ne tiennent souvent compte que de l'uniforme en oubliant l'homme qui le porte. Considérés comme les remparts de la bourgeoisie contre le peuple, les flics ont au contraire pour mission première d'aider les citoyens. Ils se heurtent à un manque de reconnaissance, qu'ils ont retrouvée lors des attentats de 2015, puis à nouveau perdue lorsque la crise des gilets jaunes a éclaté. Sans tenter de masquer la réalité des violences policières, Majid se demande comment flics et civils pourraient cohabiter plus sereinement.

3. Nous les jeunes de banlieue
L'actrice Irina Muluile (Le Bureau des légendes), dont la famille est originaire du Congo, a vécu son enfance à Sevran, en Seine-Saint-Denis. Elle a toujours essuyé des remarques et préjugés sur son statut de "banlieusarde" et tente, au cours de cet épisode, de comprendre comment ce mot lui a fait ressentir de la honte. Dans l'esprit collectif forgé par les médias, les banlieues sont souvent associées à la pauvreté et la violence. Pourtant, statistiquement, les jeunes qui tombent dans la délinquance sont une minorité. Ils n'en sont pas moins discriminés au quotidien, jusque sur les bancs de Sciences Po.