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Le Block 15 - Musiques d'Auschwitz
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Attilio Cossu

PRODUCTION / DIFFUSION

Breakout Films, France 3

PARTICIPATION

Sacem

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

inconnu à ce jour

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

aucun moyen à ce jour

Le Block 15 est né de la lecture des témoignages, durant la seconde guerre mondiale, de deux musiciens, Anita Lasker et Simon Laks. Ce fut pour nous un choc de constater que la musique, qui habite la majeure partie de notre vie, ait pu jouer un rôle dans de telles circonstances. Et pourtant elle était bien là, comme une seconde peau qui les protégeait, un refuge, mais aussi parfois l’écho de la souffrance de leur âme. Comment et pourquoi avait-elle pu sauver des vies ? Est venu ensuite un irrépressible besoin de mettre nos pas dans les leurs, d’exprimer ce qu’aurait pu être la vie de n’importe quel musicien, il y a 60 ans, pour peu que celui-ci ait appartenu à une minorité déclarée indigne de vivre par les Nazis : Juifs, Tziganes, homosexuels, noirs... Cette bouleversante expérience a pris corps lorsque Jean Piat, touché à son tour par ces inconcevables récits, décidait de mettre en scène, seuls, deux musiciens qui raconteraient cette histoire. Voilà donc Anita et Simon. Ils découvrent, stupéfaits, au fil des mois, que la musique va peut-être leur sauver la vie. Le Block 15, le Block réservé à la musique, est leur salut. Tous les instruments de l’orchestre y sont impeccablement rangés, rutilants. Ils font la fierté des commandants nazis. Car la musique est leur divertissement, l’amour de leur vie. Mais pour Anita et Simon, elle tient lieu de résistance et l’admirable Alma Rosé, le chef d’orchestre des femmes, nièce de Gustave Mahler, tient tête aux SS lorsqu'ils osent l’interrompre en plein concert. Elle saura imposer à ses musiciennes une discipline de fer, seule échappatoire à la folie. La culture et la musique ne peuvent-elles donc pas enrayer la barbarie ? La Weimar de Goethe n’est qu’à quelques kilomètres de Buchenwald et la tranquille petite saison de musique de chambre de Munich ne semble pas perturbée par les fumées sortant de Dachau. Et, pourtant écoutons-la. Elle semble aussi porter en elle le meilleur de l’homme. Les détenus savent bien qu’ils ne tiendront pas longtemps s’ils laissent le pouvoir de la musique entrer en eux impunément. Et pourtant, elle les préserve comme on embaume les morts, avec soin et la certitude d’une autre rive