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Fêtes de Belgique ou l'effusion collective
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Henri Storck

PRODUCTION / DIFFUSION

Les Films Henri Storck

PARTICIPATION

Commissariat général du tourisme, Crédit Communal, Ministère de l'Éducation nationale, Ministère de la Culture, Ministère de la Culture (Pays-Bas)

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Fonds Henri Storck

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Belgique | 1972 | 120 minutes | 35 mm
  • Un film de Henri Storck

"Le film est construit sur différents plans. Il utilise les trois niveaux de l'image : celle du cinéma, la reproduction de tableaux et l'arrêt sur la photographie. Il fonctionne aussi sur plusieurs structures de récit, le documentaire et la fiction, la recherche de la vérité (l'enquête) et la découverte d'une autre réalité, et en deux temps, le passé et le présent. Parti d'un projet de documentaire classique d'Henri Storck, le film a fait la part belle à la fiction. Le réalisateur Patrick Conrad a propagé une histoire : faire connaître la vie et l'œuvre d'un peintre au travers d'une trame policière et d'une aventure d’éduction. Une jeune photographe découvre l'œuvre d'un peintre dont elle ne sait rien. Cinq tableaux l'ont particulièrement frappée par leur force et leur mystère. Qui était l'homme capable de peindre des toiles aussi énigmatiques que "l'étranger", "le petit cheval" ou des portraits aux visages effacés. Un vieux monsieur aussi charmant que secret et une paire de gants rouges vont lui servir de guide et de repère pour résoudre ces mystères. S'entremêlent la vie de Permeke, la peinture, la personnalité de la jeune femme, les découvertes qu'elle fait, qui lui feront comprendre le tragique d'un homme cerné par la mort.
Si la fiction est au premier plan, Permeke est là, montré et raconté par des photographies, des films, des récits inédits et son œuvre évidemment. Entre le film sur l'art et la vie romancée, c’est une tentative de dramatisation qui a le mérite d'innover et d'inventer dans le genre difficile de la fiction documentée."
(Fonds Henri Storck)

"Festivities – entertainment or rejoicing – give shape to life and a desire for the joys of life. They are prepared with great care, in a state of happy anticipation of the pleasure they will give.
They are a dream that waking sleepers experience together, a complicity that opens the taps to a flow of warm affinity between people. If you are not there willingly, better not get involved at all. How can one film an organised dream whose intensity only really glows inside each participant?
Luckily the actors at the festivity are putting on a performance. There is show, therefore there are images; there is the pleasure for the filmmaker of happening upon the traces of madness, of excessiveness, of fishing for inventive gestures like rare pearls – these festivities are often an inexhaustible source of creation, of brilliant improvisation. The imagination begins to sparkle.
In order to express their happiness, people turn it into a show of gestures, words, songs, cries and chanting that are meat and drink for the filmmaker. According to his sensitivity, his cruel, ironic, tender or warm way of seeing things, he seizes from this matter fleeting instants like the butterfly hunter does, for his collection. What a result you get from capturing the transient!
The camera savours the self-satisfaction. The lens, that big greedy eye, shines with joyful voluptuousness for, in any show, there is exhibition. The titillated microphone vibrates to the rhythms of the festivities.
Swept away by this rhythm, one of the participants finally dares to surpass himself, lay himself bare. This is the most fascinating moment of all, for it exposes a fragment of human truth. The filmmaker stays on the fringes of the party, but does not try to avoid it. In order to film it properly, he must enter into its game. It is all a question of chance, mobility and above all, preparation. He needs to know relatively precisely what is going to happen. The best thing is to have experienced it before and, when editing, relive the emotions.
It is best that the film has a festive air to it too. It would be perverse to be sinister in a spirit of seriousness; it wouldn't be serious at all..."
(Fonds Henri Storck)