film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Les Sénégalaises et la Sénégauloise
© Point du Jour
1/1
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Catalogue des vidéos à la demande

  • Distributeur(s) :

    Point du Jour international

  • Vidéothèque permanente, gérée par la Maison du documentaire, accessible sur place ou à distance et réservée exclusivement aux professionnels de l’audiovisuel.
    En savoir plus
  • Depuis ses origines en 1978, le fonds Images de la Culture, géré directement par le CNC depuis 1996, constitue un outil privilégié pour la diffusion de la culture audiovisuelle en France. Le catalogue totalise aujourd’hui plus de 2700 œuvres documentaires.
  • Musée national consacré à l’histoire et aux cultures de l’immigration en France.

    + Musée National de l'Histoire de l'immigration
  • Film disponible à l'Adav, catalogue réservé aux établissements éducatifs et culturels.
    En savoir plus
  • Ce film est préservé et consultable à la Bibliothèque nationale de France (bibliothèque de recherche, sur accréditation).
    Plus d'informations sur le dépôt légal
  • France | 2007 | 56 minutes | DV Cam
  • Un film de Alice Diop

La réalisatrice Alice Diop est née en France, de parents sénégalais. En passant un mois au Sénégal, munie d’une petite caméra, elle filme la vie quotidienne. Elle dresse le portrait de trois femmes de sa famille : Néné et ses deux filles Mouille et Mame Sarr. "Ce film, c’est le portrait d’une cour et des femmes qui y vivent, trois Sénégalaises urbaines. Une mère et ses deux filles. Cette cour c’est un peu la métaphore du gynécée au Sénégal : un espace cloisonné, exclusivement féminin, où face à l’adversité du quotidien, certaines luttent, tentent de se battre quand d’autres attendent, "lézardent" et rêvent de partir. Ici, il n’y a pas d’hommes mais beaucoup d’enfants, des allées et venues, un vaste chaos géré par ces femmes qui, seules, font en sorte que tout tienne. Cette cour, c’est la cour de ma mère, celle de son enfance. Cette cour, j’aurais pu y naître." Je filme en quelque sorte ce qu’aurait pu être ma vie, je réalise qu’il s’en ait fallu de peu pour que je naisse du "bon côté". Je mesure d’ici ce que l’exil transforme, tout ce que l’on perd en partant, tout ce que l’on gagne

Director Alice Diop was born in France of Senegalese parents. After their death, she felt the need to explore her roots. Armed with her camera, she went to spend a month filming the daily lives of the women of her family whom she had never met: Néné and her two daughters Mouille and Mame Sarr. "This is the portrait of a typical town courtyard – the stage of the lives of three Senegalese women, a mother and her two daughters. This courtyard is in a sense, a metaphor for the Senegalese women’s quarters – a closed space, exclusively feminine. In the face of the demands of daily life, some struggle and face the challenge, others “laze about” and dream of another life. There are no men in this exclusive space, but many children. There is a lot of coming and going, a certain amount of chaos – a total mess even – and it is the women who do there best to hold it all together. This courtyard is the one my mother knew, where she spent her childhood. I could have been born into this courtyard, grown up there...” This could have been Alice’s life if her mother had not chosen to leave for France. It is in this courtyard that she realises the price of exile, everything she missed out on... and everything she has gained from it