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© Nathalie Mansoux
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    Nathalie Mansoux

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Azinhaga dos Besouros est un quartier de la banlieue de Lisbonne. Ses habitants assistent à sa destruction méthodique, une autoroute doit y être bientôt construite. Eux sont privés du recours au relogement. C’est à cette débâcle irrémédiable que nous sommes conviés d’assister. Entendues en off, comme la voix sans corps du pouvoir, les missives officielles signifient de leur terrible prose constative les expulsions, déclinent les refus d’autorisation de relogement. Et la violence tient autant à cette rhétorique glacée qu’à son inlassable répétition, aussi efficace dans la désolation que les attaques des bulldozers contre les murs des bâtisses. À l’image, les maisons en sursis, puis détruites. Leurs habitants qui se rebellent avec le bel humour de la dernière santé. À l’attention scrupuleuse portée à l’humanité des détails, Nathalie Mansoux ajoute dans ce premier long-métrage une grande rigueur formelle. Convaincue sans doute, comme Pedro Costa, qu’à l’informe et l’injuste il faut résister par le rappel de la plus grande tenue, elle propose ici moins un rapport qu’un hymne calme à la détresse.
(Jean-Pierre Rehm)

Azinhaga dos Besouros is a neighborhood in the suburbs of Lisbon. Its inhabitants witness the methodical destruction, a highway must be soon built there. They are deprived of an appeal for rehousing. It is this irreparable debacle that we are invited to attend. Heard off, like the bodiless voice of power, the official missives convey with their terrible prose the expulsions, and enumerate the refusals for a rehousing authorization. And the violence is attached as much to this chilly rhetoric as to its untiring repetition, as effective in devastation as the attacks of the bulldozers against the walls of the buildings. In the image, the condemned houses, later destroyed. Their inhabitants revolt with the good humor of those making a last stand. To her scrupulous attention to a humanity of details, Nathalie Mansoux adds, in this first feature film, a great formal rigor. Undoubtedly convinced, like Pedro Costa, that the formless and the unjust must be resisted by the reminder of the greatest control, she here proposes less a report than a calm hymn to distress.
(Jean-Pierre Rehm)

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