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Le Temps qui reste - Études musicales
© Auguste Orts Production
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Manon De Boer

IMAGE

Sébastien Koeppel

SON

Aline Blondiau

MONTAGE

Stempel Sprl

PRODUCTION / DIFFUSION

Auguste Orts Production

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Auguste Orts Production

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Manon de Boer poursuit l’exploration entre musique et cinéma engagée dans Presto-Perfect sound (2006). Cette nouvelle proposition déplace à nouveau le jeu d’écart et de proximité entre le vu et l’entendu. Le temps qui reste (études musicales) nous offre deux traductions cinématographiques, tels deux mouvements ou deux "études" sur l’expérience de l’écoute.
1. La reprise en deux temps du fameux 4’33’’ de 1952 de John Cage, partition qui fixe le temps de l’absence de toute note : 4’33” de silence. L’enjeu pour Cage, on s’en souvient, était moins de revendiquer la puissance nihiliste du
zéro musique, et la faillite de tout hymne, que d’ouvrir les oreilles au concert du réel, dans la salle, et ce qu’on pouvait en perçoir hors de ses murs. Manon de Boer, en deux temps et en deux plans, le premier fixe, le second en travelling, laisse se déployer deux formes et deux lieux du silence. On y passe du dedans au dehors, de l’interprète aux auditeurs, tous aussi immobiles, tous aussi attentifs, s’arrêtant pour finir sur un ciel traversé de cables à la ressemblance d’une partition vierge tracée dans l’azur.
2. Coming together et Attica s’appuient sur une autre figure, le travelling circulaire. Avec ces deux œuvres du compositeur Frederic Rzewski (la seconde évocant les émeutes de 1971 dans la prison d’Attica), il s’agit de renverser face et dos. De rassembler la promesse du lendemain et les souvenirs infernaux dans un cercle qui, s’il n’est pas vicieux, pourrait esquisser la possibilité d’une communauté inédite.
Attentives à la durée du déroulement des oeuvres autant qu’au temps historique, ces "études" nouent les paradoxes entre esthétique et histoire, comme l’évoque le titre, emprunté à l’essai du philosophe italien Giorgio Agamben. (Nicolas Féodoroff, FIDMarseille 2008)

"Manon de Boer pursues the exploration between music and cinema introduced in Presto- Perfect sound (2006). This new proposition again moves the game of distance and proximity between sight and what is heard. Le temps qui reste (etudes musicales) offers us two cinematographic translations, like two movements or two ’studies’ on the experience of listening.
1. The reprise in two beats of the famous 4’33’’ of 1952 by John Cage, score which fixes the time of the absence of any note: 4’33’’ of silence. The stake for Cage, one remembers, was less to claim the nihilist power of zero music, and the failure of all hymn, than to open the ears to the concert of the real, in the hall, and what one was able to perceive beyond its walls. Manon de Boer, in two beats and two shots, the first fixed, the second ’travelling,’ allows two forms and two places of silence to spread out. One passes from within to outside, from the interpreter to the listeners, also all immobile, all also attentive, stopping to finish on a sky crossed with cables resembling a virgin stave traced in the blue sky.
2. Coming together and Attica rely on another diagram, the circular ’travelling.’ With these two works by the composer Frederic Rzewski (the second evoking the riots of 1971 in the prison at Attica), it is a question of turning over face and back. To put together tomorrow’s promise and the infernal memories in a circle which, if it isn’t vicious, could sketch the possibility of a new community. Attentive to the length of the unfolding of the works as much as to the historical time, these ’studies’ form paradoxes between aesthetic and history, as the title evokes, borrowed from the Italian philosopher Giorgio Agamben’s essay." (Nicolas Féodoroff, FIDMarseille 2008)

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