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L'Affaire Kravchenko - La Guerre froide à Paris
© Cinétévé
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Bernard George

AUTEUR(S)

Emmanuel Blanchard

IMAGE

Jean-Louis Laforêt

SON

Florent Ravalec

MONTAGE

Pierre-Joseph Licidé

MUSIQUE ORIGINALE

Roberto Baccherini

PRODUCTION / DIFFUSION

Cinétévé, INA - Institut National de l'Audiovisuel, ARTE France

PARTICIPATION

CNC, Procirep

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Cinétévé

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Paris, janvier 1949. L’affaire de diffamation qui oppose le dissident soviétique Victor Kravchenko au journal communiste "Les Lettres françaises" devient le "procès du siècle". Dans une salle d’audience bondée de journalistes, Kravchenko a fait venir des témoins qui racontent pour la première fois la famine en Ukraine, les purges et, quinze ans avant Soljenitsyne, l’enfer des camps soviétiques. Face à lui, soutenu par Moscou, le journal communiste a réuni témoins et intellectuels qui, en ordre de bataille, s’acharnent à nier l’évidence. Durant trois mois et sous les yeux du monde, la 17e Chambre correctionnelle est le théâtre de la Guerre froide : goulag contre avenir radieux du prolétariat, histoires vécues contre discours officiel, faits contre idéologie... Par quels mécanismes insidieux peut-on rester aveugle devant la vérité ?

Paris, January 1949. Soviet defector Victor Kravchenko's libel suit against the French communist weekly, Les Lettres françaises, became the “trial of the century". In a courtroom packed with journalists, Kravchenko called on witnesses who spoke for the first time about the famine in Ukraine, the purges, and, 15 years before Solzhenitsyn, the hell of the Soviet gulag. Opposite him, the Moscow-supported paper brought in witnesses and intellectuals, who in battle order, fiercely denied the evidence. For three months, as the world looked on, the courtroom was a theater of cold war: the gulag vs. the radiant future of the proletariat, human experiences vs. official speeches, facts vs. ideology. What insidious mechanisms force one to remain blind to the truth ?

Distinctions