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Aziz Chouaki ou le serment des oranges
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Lamine Ammar-Khodja

IMAGE

Lamine Ammar-Khodja, Alice Fargier, Yoni Zarka

SON

Damien Giromella

MONTAGE

Lamine Ammar-Khodja, Yoni Zarka

PRODUCTION / DIFFUSION

Lamine Ammar-Khodja

PARTICIPATION

CIDJ (Centre d'Information et de Documentation Jeunesse)

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Lamine Ammar-Khodja

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Musicien, romancier, auteur de théâtre, Aziz Chouaki avance en ligne brisée dans le dédale du monde d'aujourd'hui. Né à Belfort, une banlieue d’Alger, il vit en France depuis 1991. En coulisse de cette vie, racontée par l’auteur lui-même et par quelques personnages qui ont entouré ses activités artistiques (Karim Ziad, Christiane Achour, Marie Virolle, Mustapha Benfodil), s’esquisse l’histoire contemporaine algérienne. Né en 1951, Chouaki a vécu l’indépendance en 62, le coup d’état de Boumediene et son règne socialiste, la musique et l’underground algérois des années 70, les événements d’octobre 88, la montée de l’Islamisme et du Front Islamique du Salut, l’exil en 1991. En dressant le portrait de cet écrivain, le film s’axe sur les sentiers de prédilection de l'auteur, ses chevaux de bataille et piliers d’écriture : la jeunesse et la langue. La zone, les laissés-pour-compte, les poètes junkies, à Alger, à Paris ou ailleurs, sont le terreau dont se réclame Chouaki. Dans ces territoires, il s'aventure à l'aide d'une langue syncopée, ironique, inventive. Car à côté de l'arabe officiel, cette “langue du valide”, il y a la langue des gens, créole de français kabyle arabe et plus, et l’incroyable inventivité langagière du peuple. En parallèle aux mots de l'auteur et donnant la parole à des rappeurs, des jeunes s’expriment dans leur langue et racontent leur quotidien

Musician, novelist, author, Aziz Chouaki walks in broken lines within the maze of the world. Born in Belfort, a suburb of Algiers, he has been living in France since 1991. The author himself and other people he worked with (Karim Ziad, Christiane Achour, Marie Virolle, Mustapha Benfodil) tell his story which is connected to the contemporary Algerian history. Born in 1951, Chouaki lived the independence of 1962, Boumediene’ socialist regime and its coup d’état, the music and the Algerian underground in the 70’s, the events of October 1988, the growth of Islamism and the Front Islamique du Salut (Algerian party), the exodus in 1991. When drawing his portrait, the film focuses on his convictions as an author and man: the youth and the language. Slum belt, lonely people, and junkie poets, in Algiers, in Paris or elsewhere, are Chouaki’s material. He ventures onto these territories with an ironic, broken and inventive language. Indeed, on the side of official Arabic language, there is the people’s language, Creole of French Arabic Kabyle and more, linguistic creativity of a population. In parallel with the author’s words, there are rappers, youngsters speaking in their own language and exposing their daily life