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Au-delà des apparences
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Margarita Cadenas

IMAGE

Damien Croce, Laura Zornitta

SON

Alexandre Lorin, Pierre Pavia

MONTAGE

Cécile Ribet

MUSIQUE ORIGINALE

Maximilien Mathevon

PRODUCTION / DIFFUSION

MC2 Productions, Cinésens, Radio Caracas Télévision

PARTICIPATION

Collège de France

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

MC2 Productions

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

L’Amazonie est la terre de tous les superlatifs. Au moyen de sa superficie, 7 millions de Km2, la richesse de sa biodiversité tout comme sa relative inaccessibilité, cette partie du monde n’a cessé de stimuler la curiosité des voyageurs comme des scientifiques. C’est sur ce territoire, d’une beauté sauvage et mystérieuse, que vivent les Yanomamis, l’un des peuples indigènes les plus étudiés depuis la naissance du courant structuraliste dans les années 60. Tout et son contraire a été écrit sur ce peuple, suscitant des "batailles de chapelles" scientifiques assez violentes des deux côtés de l’Atlantique. Le courant américain représenté par Chagnon, ("Le peuple féroce", 1977) voit cette société comme un enfer peuplé de "brutes cruelles et perfides", où les idéaux tribaux sont à l’opposé des "postulats idéaux de la tradition judéo-chrétienne". À l’opposé, l’anthropologue français Jacques Lizot, qui a vécu 24 ans parmi les Yanomamis, a décrit dans son livre "Le cercle des feux" en 1976, cette ethnie comme une "machine anti-production" et fortement structurée, au risque de passer aux yeux de certains pour un tenancier du "mythe du bon sauvage" et de la société d’abondance. Mon enquête laborieuse sur les traces de l’anthropologue français commence à Puerto Ayacucho, petite ville du Venezuela située sur les rives de l’Orénoque, aux portes de l’Amazonie, où je le rencontrai dans les années 90. De l’Amazonie, aux villages cévenols, en passant par les hauts lieux du savoir parisien, la recherche de cet anthropologue difficile d’accès et vagabond, provocateur et polémique, aussi passionné qu' attachant fut un véritable "jeu de pistes". À 66 ans, Jacques montre qu’il est toujours un révolté. Le regard critique qu’il porte sur notre société s’exprime à travers une sorte de chronique cévenole en période d’obscurantisme. Et, c’est désormais du côté de l’Afrique du Nord que cet orientaliste de formation s’est installé. Légitime retour aux sources pour ce "sauvage blanc" qui ne cache pas son souhait de "crever ailleurs"

The Amazons is a territory of all the superlatives. By its superficies, 7 millions Km?, the richness of its biodiversity and even its relative inaccessibility, this part of the world hasn’t stopped stimulating the curiosity of travelers ; as well as scientist. In this land, of wild and mysterious beauty, are living the Yanomami, one of the most studied Indian tribes since the structuralism approach was born in the sixties. Everything and its opposite have been said about this people, encouraging the scientific “Battle of the Chapels” violent enough in both sides of the Atlantic. The Americans were represented by Chagnon - “The Fierce people”, 1977 - seeing this society like a living hell of “dumb , cruel and perfidious”, were the tribes idealists have been opposed to “postulants ideas of the Judaeo- Christian”. On the other hand there was the french anthropologist Jacques Lizot - “Le Cercle des Feux”, (“The Circle of Fire”) 1976 - who lived among the Yanomami for 24 years. He has described this ethnic as an “Anti-production machine” and that it risks to be seen to some as tenancy of “The myth of the wildly good” because of its strong structure, and society of abundance. My journey following the trace of this french anthropologist started in Puerto Ayacucho, a small town in Venezuela, situated on the Orinoco River bank, in the Amazons, where I had met him in the nineties. From the Amazons, to the towns of Cévennes, through the high knowledge Parisian places, the search for this difficult access, vagabond, provocative and polemic, but also passionate and lovable anthropologist, was a genuine game of “hide and seek”. At 66 years old, Jacques is still a rebel. His critical point of view on our society was expressed in a chronicle “at a time of obscurantism” he wrote from the Cévennes. It is in the sights of North Africa that this is now living. It is a legitimate back to the sources for this “white savage”, who doesn’t hide his desire to “die elsewhere”.