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La Blouse et le Bâton - Le Marché aux bestiaux de Sancoins
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Dominique Adt

IMAGE

Jean-Louis Prignac

SON

Laurent Planche

MONTAGE

Caroline Descamps

PRODUCTION / DIFFUSION

TGA Production, France 3 Paris-Île-de-France

PARTICIPATION

CNC, Région Centre-Val-de-Loire

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

TGA Production

ISAN : ISAN 0000-0002-3786-0000-L-0000-0000-B
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Le Parc des Grivelles est situé à l’écart du bourg de Sancoins. C’est un triangle ou chacun des trois côtés est attribué à un type d’animal : les ovins, les veaux (broutards) et les bovins destinés à la viande. Dès cinq heures du matin, dans la lumière rosée de l’aube, arrive le premier camion de bestiaux dans un concert de beuglements. Vacarme des travées que l’on ouvre, fracas des hayons qui touchent le sol. Gilbert est négociant en bestiaux depuis l’âge de 18 ans, il en a 73. Lui et son fils sont dans les premiers à s’installer ; il s’agit d’être prêt le plus tôt possible pour les acheteurs. Les bêtes doivent être rangées, classées par catégorie, race et taille de façon à ce que les acquéreurs éventuels puissent faire leur choix en toute clarté. Déjà, dans les deux bar-restaurant du site, «Le Berry» et «Le Nivernais», la machine à café tourne à plein régime, les croissants et les tasses de café fumantes tournoient dans les mains des serveuses au milieu d’une foule de blouses noires. Ceux qui ont fait la route depuis le Jura ou les Vosges s’attaquent avec appétit et sans hésitation à une tête de veau ravigote ou un steak saignant. On s’interpelle, on se salue dans un brouhaha joyeux. Cinq heures et demie, c’est aussi l’heure à laquelle se lève Christiane dans sa ferme. Il faut nourrir les brebis, nettoyer les locaux. Si elle a des bêtes à vendre, ce qui lui arrive environ une fois par mois, elle est aussi sur le carreau du marché avec ses animaux dès l’ouverture. Elle y vient pour constater l’offre et la demande, flairer le niveau des transactions et prendre contact avec des acheteurs éventuels. Bernard aussi arrive dès l’ouverture, blouse grise et bâton à la main, sa silhouette tassée est reconnaissable entre toute dans les travées des Grivelles. Il est là pour acheter des bêtes à viande pour son fils boucher, mais il est surtout présent pour respirer, s’imbiber de l’ambiance du marché de Sancoins. Les négociations sur les « Broutards » (veaux destinés à l’élevage) commence tout de suite, et, de cinq heures à sept heures, c’est là que se situe l’essentiel de l’activitéᾀ