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L'Arrière-pays
© GREC
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COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Fin de jour, campagne française.
Une femme, ma mère, se promène dans les paysages du Morvan, où elle a choisi de vivre, parce qu’ils lui évoquaient sa terre d’enfance, le Maroc. Réfugiée politique communiste, opposante au régime du roi Hassan II, elle a vécu plus de vingt ans en exil.
Dans ces paysages élus du Morvan, vont peu à peu surgir des réminiscences de l’autre lieu.
Un pays s’invente dans la mémoire de l’exilée, un pays qui n’existe pas, suspendu entre le souvenir d’une terre absente et la présence d’une autre, entre l’enfance lointaine et une utopie à venir. Un territoire intérieur, une géographie et un temps mental, seul pays de l’exilée, se propage.
"Et je dirai que si l’arrière-pays m’est resté inaccessible – et même, n’existe pas – il n’est pas pour autant insituable, pour peu que je renonce aux lois de continuité de la géographie ordinaire". (L’Arrière-pays, Yves Bonnefoy)

End of the day, French countryside. A woman, my mother, walks in Morvan landscape, where she chose to live because it reminds her of her motherland, Morocco. Communist refugee, opponent of King Hassan II regime, she has lived more than 20 years in exodus. In these beloved Morvan landscape, memories of the other country are going to pop up.
She invents a country with her exile memories, a country that does not exist, between memory of a missing land and presence of another, between a far away childhood and an upcoming utopia. An inside land, a mental geography and time, the one and only country of the exile woman, grows. "And I would say that even if the hinterland remains unattainable to me – and, even if it doesn’t exist – it can be located, if I give up on the ordinary geography rules." (Hinterland, Yves Bonnefoy).

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