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San
Parapluie
Umbrella
© Cnex Inc.
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Du Haibin

IMAGE

Liu Ai'guo

SON

Sun Yuanqiang

MONTAGE

Du Haibin, Zang Jiali, Fang Lei, Mary Stephen

PRODUCTION / DIFFUSION

Cnex Inc.

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Cnex Inc.

ISAN : ISAN 0000-0005-2012-0000-S-0000-0000-R
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Chine | 2007 | 93 minutes
  • Un film de Du Haibin

"À Shanghai, une écolière sous la pluie tente en vain de réparer son parapluie, avant d’y renoncer et de traverser tête baissée, au pas de course, l’avenue. Quand on a un parapluie, mieux vaut se tenir dessous qu’au dehors, au centre que sur les bords. Le parapluie symbolise ici l’enrichissement phénoménal du pays dont les bénéfices, supposés retomber sur toute la population, en laissent en réalité un grand nombre sur le carreau, à commencer par la paysannerie, clé de voûte de la société traditionnelle. San relate cette ruée vers l’or en cinq tableaux correspondant aux "cinq strates" de la sociologie officielle : une usine dans la province du Guangdong, où des ouvriers et des ouvrières, payés à la pièce, produisent à la chaîne jour et nuit des parapluies pour un salaire de 800 yuans (80 euros) ; un centre commercial, dans la province du Zhejiang, où une famille généreusement indemnisée pour la vente de ses terres tient une boutique de parapluies, tandis que d’autres filles de la campagne se battent pour gagner un yuan (dix centimes) en cirant les chaussures des riches clients ; une école professionnelle à Shanghai où l’on se rue pour une formation qui ne garantit aucun emploi, tant la concurrence est rude, mais dont les frais de scolarité ruinent les familles ; une garnison de l’Armée populaire de libération où jeunes gens et jeunes filles des campagnes s’engagent, séduits par la sécurité du salaire et de l’emploi ; enfin, un village dans la province du Henan où un vieux paysan confronté à la sécheresse, voit sa récolte de blé perdue : les jeunes partis en ville reviennent de moins en moins aider aux moissons, le coût des semences, des pesticides, des machines, est devenu si élevé qu’il ne lui permet plus de subsister."
(Yann Lardeau)

In Shanghai, a schoolgirl in the rain is vainly trying to mend her umbrella, then gives up and rushes head-down across the avenue. When you have an umbrella it’s better to stay under it, rather than beside it, in the middle and not to one side. Here the umbrella is a symbol of the country’s phenomenal growth of wealth, the profits of which are supposed to flow down to all of its population, but which actually leave a good many out in the cold, primarily the peasant class, which is the corner stone of traditional society. San recounts this gold rush in five tableaux, that correspond to the “five strata” defined by official sociology: a factory in Guangdong province where male and female workers paid at piece rate, on a round-the-clock production line make umbrellas for a salary of around 800 yuan (80 euro); a shopping mall in Zhejiang province, where a family generously compensated for the sale of their land runs an umbrella shop, while other country girls struggle to earn one yuan (10 centimes) by polishing rich customers’ shoes; a vocational school in Shanghai, where there is a rush to enrol for training that offers no guarantee of work, as the competition is so tough, while families ruin themselves paying the fees; a Popular Liberation Army barracks; and a village in Henan, where an old farmer is facing drought and risks losing his wheat crop: the youngsters now live in town and come back less and less to help with the harvesting, while the cost of seed, pesticides and machinery has become so high, he can no longer make ends meet."
(Yann Lardeau)

Distinctions
  • 20087 : Images en bibliothèques - Paris (France) - Film soutenu par la Commission nationale de sélection des médiathèques
  • 2008 : Cinéma du réel - Paris (France) - Mention spéciale- Grand Prix du cinéma du réel