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Walpurgis - Karl Kraus 1933
© Les Films Œil-Sud
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Frédéric Choffat

AUTEUR(S)

Julie Gilbert

IMAGE

Frédéric Choffat

SON

Gilles Abravanel, Martin Stricker

MONTAGE

Frédéric Choffat

MUSIQUE ORIGINALE

Jean-Christophe Camps, Kristoff K.Roll

PRODUCTION / DIFFUSION

Les Films Œil-Sud

PARTICIPATION

Canton de Genève, État de Genève

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Les Films du tigre, ADAV, La Maison du doc

ISAN : ISAN 0000-0001-E60B-0000-F-0000-0000-T
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Il y a une chose pire que le meurtre, c’est le meurtre avec mensonge ; et le pire de tout, c’est le mensonge de celui qui sait : prétexte d’une incrédulité qui ne veut pas croire au forfait mais croire le mensonge ; docilité de celui qui se fait aussi bête que le veut la violence." (Karl Kraus, "Troisième Nuit de Walpurgis") Lorsqu’en 1933 Hitler devient chancelier, le polémiste autrichien Karl Kraus dénonce dans les mois qui suivent, dans un texte de 360 pages, la mise en place de la mécanique de l’horreur nazie. S’attaquant principalement à la presse qu’il tient pour responsable de la création du national-socialisme, son texte est un cri que personne ne veut alors entendre : "Si on se bouche les oreilles on n’entend plus aucun râle" écrira-t-il. Karl Kraus est mort en 1936. Qui l’a entendu ? Imaginé comme un essai cinématographique, avec comme figure centrale le comédien José Lillo, "Walpurgis" est une mise en forme visuelle et sonore de ce cri, dont la tonalité résonne aujourd’hui trop familièrement à nos oreilles

“One's vocabulary is adapted by the urgent desire of saving time and gaining space”, wrote Austrian satirist Karl Kraus in his "The Third Walpurgis Night", a political diatribe made around 1933 (but not published until 1952, after the author's death), which had witnessed Adolf Hitler's way into becoming Germany's chancellor. Supported by the camera work, editing, and intense soundtrack design of Geneva-born filmmaker Frédéric Choffat's, actor José Lillo updates those words originally written from the urgent perspective of a journalist whose rhetoric opposed the terror state coming from public offices. And it does so to the point of convincing viewers that 1933 is alive inside 2008. And also that, apart from cinema theatres and celebrity magazines, and beyond the thick curtain of agitation laid by the political powers to be, the words of counter-propaganda still work as wake up calls to see a world where there still are disguised open door concentration camps, as well as a machinery that subjects citizens to the worse animal obedience

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