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Ne change rien
© Sociedade Optica Tecnica
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Pedro Costa

SON

Olivier Blanc, Miguel Moraes Cabral , Jean-Pierre Laforce, Philippe Morel, Vasco Pedroso

MONTAGE

Patricia Saramago

MUSIQUE ORIGINALE

Pierre Alferi

PRODUCTION / DIFFUSION

Sociedade Optica Tecnica, Redstar Cinéma

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Shellac, ADAV, Shellac Sud

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • France, Portugal | 2009 | 100 minutes | 35 mm
  • Un film de Pedro Costa

"Ne change rien, nous confie succinctement le synopsis, est né d’une amitié entre l’actrice Jeanne Balibar, l’ingénieur du son Philippe Morel et Pedro Costa. Autrement dit, le film s’est fabriqué au fur et à mesure, sur mesure, mesure après mesure, puisque ici Jeanne Balibar est chanteuse, sans se préméditer totalité au départ.
C’est pourquoi l’on y passe aussi facilement d’une scène à Tokyo au studio maison de Rodolphe Burger à Sainte Marie-aux-Mines, de concerts rocks aux cours de chant lyrique pour La Périchole d’Offenbach. Certains de ces fragments avaient d’ailleurs été montrés lors de la rétrospective Costa au FID 2007. Filmer la musique, alors ? Le projet, même en patchwork, a cherché plus ample. Filmer Jeanne Balibar avant tout, une actrice à la torture (un morceau en fait son refrain) avec sa voix.
Avec la rigueur et l’épure qui caractérisent son cinéma, Costa imprime autant le travail que la musique : le travail de la musique : musique avant la musique. Hormis quelques rares extraits de concert, ce sont répétitions, reprises encore, tâtons, satisfactions à demi, essais puis enregistrements. Tel est le choix : s’attarder avec une infinie patience sur l’âpreté du labeur, où éclate l’exigence sans concession de la pratique du chant, de la voix et du corps qui lui donnent naissance.
Le vrai théâtre n’est plus la scène, c’est le corps soumis à l’épreuve de l’exactitude de l’art ; le vrai spectacle, c’est le cinéma qui le dérobe, il est en coulisse, toujours incertain, arc tendu entre le noir et le blanc, à se recommencer." (Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2009)

"Ne change rien, succinctly delivers us the synopsis of this film. It was born of the friendship between the actress Jeanne Balibar, the sound engineer Philippe Morel and Pedro Costa. In other words it is a film which came into being gradually, made to measure, bar by bar, for here Jeanne Balibar is a singer, and the project was not premeditated as a complete entity from the outset. This is why it flows so seamlessly from a stage in Tokyo to the recording studio, to Rodolphe Burger’s house in Ste Marie-aux-Mines, then from rock concerts to singing lessons for Offenbach’s La Périchole. Some of these extracts were shown at FID 2007 as part of the Pedro Costa retrospective. How do you capture music on film? The project, despite its patchwork nature, explores this question fully. Filming Jeanne Balibar above all else, an actress who suffers for her art (one piece uses torture as a refrain) with her voice. Costa puts his own characteristic stamp of rigour and purity on both the work and the music: the task of making music, the unfinished article as well as the end-product.
Aside from rare snippets of concerts, there are also rehearsals and yet more takes, false starts, dissatisfaction and countless attempts before recording. The choice is this: whether or not to delay the fruits of your labour through infinite patience, where harsh demands explode without making any concessions for the demands of singing on the voice and the body that is making the music.
The real theatre is no longer the stage, but the body subjected to the toil and challenges of art; the real show is what the cinema strips bare in the wings, ever hesitant, bow poised between black and white, ever ready to begin again. (Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2009)

Sortie en salles
  • Le 27 Janvier 2010
Distinctions